L’Anrtic : «Le temps des Jackpots est révolu»

LICENCE. Un économiste de la Banque mondiale avait indiqué que selon la taille et le profil du marché comorien et dans le contexte actuel des télécommunications à l’échelle mondiale, le prix de la licence aux Comores se situait autour de 5 milliards de francs.

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On aura beau rêver d’une deuxième licence rapportant des dizaines de milliards au pays, toutes les estimations des experts ont convergé pour dire ce que les résultats de l’appel d’offres lancé par l’Anrtic viennent de confirmer.

En effet, un économiste de la Banque mondiale avait indiqué que selon la taille et le profil du marché comorien (population, Pib par habitant, part de marché de l’opérateur historique, etc.) et dans le contexte actuel des télécommunications à l’échelle mondiale, le prix de cette licence se situait autour de 5 milliards de francs.

Indépendamment de ces estimations, un des consultants de l’ Anrtic prévoyait des offres de cinq milliards au maximum, indiquant que le temps des licences chères est révolu en raison de l’effritement des revenus des opérateurs due à une concurrence rude et à la banalisation de la téléphonie par internet et des services à valeur ajoutés peu chers.

En outre, des exemples cités de pays ayant récemment octroyé une nouvelle licence montrent que rapporté au nombre d’habitants, la licence de Telma n’est pas aussi peu cher que certains le prétendent.

Le Mozambique, avec une population de seize millions d’habitants, vient d’octroyer une licence à 8 millions de dollars (4 milliards Kmf). De 2012 à 2014, la Côte d’Ivoire, le Gabon et la Guinée ont renouvelé des licences pour l’équivalent de 4.5, 4.2  et 1.5 milliards Kmf, respectivement. C’est dire que par rapport à notre contexte, la licence attribuée à Telma pour 7 milliards Kmf est loin d’avoir été bradée comme le laissent entendre certaines voix mal informées.

A côté de l’offre de Mauritius Telecom de 4 milliards KMF, rien ne permet de supposer que si Altice n’était pas éliminée, ce groupe aurait proposé un montant au-delà de la fourchette prévue par tous et confirmée par Telma et Mauritius Telecom.

Pour soumissionner à l’appel d’offre pour cette licence, l’opérateur malgache s’est associé en un consortium composé de Telma mobile, Sofima et Njj Capital. Telma et Sofima appartiennent au groupe Hiridgee très impliqué à Madagascar et dans l’océan indien, notamment dans les infrastructures de télécommunications et d’éléctricité, mais aussi dans la distribution de gros et de détail, l’immobilier et la banque.

Dans les télécommunications, le groupe dispose d’un pôle regroupant les opérateurs Telma et Telecom Réunion SA. Grâce à un investissement de 400 millions de dollars investis depuis sa privatisation en 2004, une forte implication dans les projets de câbles régionaux, une clientèle de 2.5 millions d’usagers, 40% de part de marché et une forte progression de ses réseaux 3G et 4G, Telma est devenu un opérateur de référence à Madagascar et dans l’océan indien.

Njj capital est la société d’investissement de Xavier Niel, un acteur important des télécommunications et dans le monde. Fondateur du groupe Iliad et de l’opérateur Free, Xavier Niel a redynamisé le marché français par ses innovations sur l’accès haut débit, puis de la téléphonie mobile. Free compte près de 17 millions d’abonnés en France. On peut espérer que l’implication de ce groupe dans le lancement de la deuxième licence aux Comores ouvrira des perspectives intéressantes dans le développement des télécommunications aux Comores.

Telma a offert d’investir 50 milliards Kmf de 2016 à 2030 dont 21 milliards en 2016 pour développer des infrastructures de télécommunication aux Comores dont le déploiement d’un réseau qui répondra aux besoins toujours croissant de débit pour l’Internet mobile en offrant en tous lieux des accès mobiles très haut débit 4G et aussi une architecture permettra également l’offre d’accès Internet filaires très haut débit pour les particuliers et pour l’Administration et les entreprises ….

Division communication Anrtic

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