L’avenir incertain de la CRC

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Rien, absolument rien, n’est imprévisible dans une démocratie. La défaite qui attend Azali Assoumani ce dimanche 10 avril va précipiter la fin de la CRC.

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Le rendez-vous est déjà fixé. L’affaire est scellée. Au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles aux Comores, le paysage politique connaîtra un changement. Un profond changement.

Avec une deuxième défaite,la première étant en 2006 lorsque le candidat d’Azali, alors au pouvoir, a été battu par Sambi. A l’époque, la CRC, visiblement touchée du fond du coeur, avait accusé le coup du rejet massif de son action par la population. Dix ans après, le colonel à la retraite veut y revenir sans penser aux conséquences.

Cette fois, ce sera la fin de la partie. Un dernier coup de rein, dimanche, et l’affaire sera pliée pour de bon. L’échec de Juwa au premier tour fût si grand que ce parti politique n’a pu résister. Il s’est fracturé.

Cette mort même si l’enterrement peut encore attendre, puisqu’il y a eu un parachutage pour les quelques poches de résistants nous a remarquablement servi d’une lecture d’analyse.

Aujourd’hui, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que la Convergence pour le Renouveau des Comores joue sa dernière carte électorale. Les Comoriens sanctionnent Azali pour sa mauvaise gestion, surtout en refusant de faire l’inventaire de ses quatre ans au pouvoir.

Jamais la Nation comorienne n’a été aussi divisée. Azali a mené une politique communautariste, laissant les Grands-Comoriens s’en prendre aux Anjounais se trouvant à Moroni. C’était avant le putsch de1999, c’était hier.

Cette manière de monter les uns contre les autres, dont Sabatta pavoisait le « Drimou » pour distinguer le Mgazidja au Mdzouwani, a laissé des séquelles. Tout ça pour arriver à un coup d’état militaire sous prétexte que le pays traverse une crise profonde.

Sous les pressions de la communauté internationale, Azali a organisé, en 2002, une élection présidentielle taillée sur mesure. Celle-ci après une constitution fantaisiste, dont les vrais rédacteurs se sont cachés sous leur plume.

Ce texte fondamental a mis le pays à mal. Des élections chaque deuxième année, empêchant les Comores de progresser. Comme celà ne suffisait pas, parce que pour Azali trop ce n’est pas assez, l’ancien chef d’etat-major a négocié, avec la France, la participation de Mayotte aux jeux des îles de l’Océan indien comme entité à part entière.

Celà a conduit à des oppositions entre les Comoriens de trois îles à ceux de Mayotte lors des jeux régionaux. Cet acte que l’on peut qualifier de haute trahison dans d’autres pays du monde a produit des conséquences graves: le fameux fisco de l’île de la Réunion.

Quand le peuple veut tirer le pays vers le haut, Azali le tire vers le bas. On se souvient encore de la manifestation réprimée le jour de la ide. L’armée a ouvert le feu sur la manif’ sous les ordres du chef.

Dans cette situation, le developpement n’est pas possible. La baitise du régime s’est poursuivie en demolissant, un à un, des bâtiments dont les parcelles sont, a tort ou à raison, confisquées à l’État. Ces habitations auraient, du moins, servi à des logements sociaux dans un pays pauvre comme le nôtre.

Azali a fait du Azali. Il a tracé son chemin et veut redevenir président. Mais son mandat nous a appris à connaître l’homme. Les électeurs ne peuvent plus, maintenant, se tromper de cible. On reviendra, ici, après la proclamation des résultats.

Abdoul Youssouf

1 commentaire sur L’avenir incertain de la CRC

  1. Mr Aabdoul Youssouf tu dis la verité, Azali aura une defaite car les militaires, La Cour constitutionnelle vont securiser pourle candidat au pouvoir pour qu’il soit un president non élu

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