L’avocat de Sambi s’indigne que la mission onusienne soit empêché

L’Organisation des Nations Unies a envoyé une mission des droits de l’Homme aux Comores pour observation des traitements réservés aux prisonniers. Le 13 juin dernier, la mission a visité la maison d’arrêt de Moroni mais elle a été empêchée de visiter l’annexe où se trouve l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi. Son avocat, Me Ahamada Mahamoud s’indigne de cette interdiction.

La mission des droits de l’homme arrivée à Moroni depuis lundi dernier pour inspecter les lieux où les prisonniers purgent leurs peines a du pain sur la planche. Cette dernière a eu l’opportunité de visiter la maison d’arrêt de Moroni sauf l’annexe dans lequel se trouve l’ancien président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Le procureur de la république, Mohamed Abdou se défend en expliquant que la délégation des droits de l’homme a demandé à visiter la maison d’arrêt de Moroni et non des annexes. « J’ai ordonné aux agents du centre pénitentiaire et aux gardiens de laisser la mission faire leur travail. Mais il se trouve que la mission a voulu visiter l’annexe où se trouve Sambi subséquemment. Et ce n’était pas demandé, déclare Mohamed Abdou. Et de préciser que « quand j’ai rencontré la mission, elle ne m’a pas parlé d’annexes ni dans leur courrier ni dans cette rencontre. Or la loi ne leur permet pas d’entrer dans ces lieux sans la moindre permission. Et le procureur d’ajouter que cette autorisation ne relève pas de sa compétence. « Il appartient au juge d’instruction chargé de cette affaire de donner à la mission un permis de communiquer ou de visiteur ».

Quant à Me Mahamoud, avocat de Sambi, il regrette la conduite du gouvernement vis-à-vis de la délégation des droits de l’homme des Nations Unies. « Ces gens n’ont pas besoin, que je sache, d’un permis pour visiter un lieu faisant partie de leur mission. Leur travail leur permet d’entrer partout sans contrainte. Donc c’est une grande désolation de les voir bloquer à l’entrée de l’annexe » où est incarcéré Sambi, regrette Me Mahamoud. Cet avocat au barreau de Moroni a répliqué suite à la dernière sortie du ministre de la justice concernant les conditions carcérales dans le pays. « Je ne vois pas ce qui a poussé le ministre à dire que les prisonniers vivent dans des conditions normales. Je cite un exemple parmi d’autres quand Hassane El-Barwane était malade dans sa cellule. J’ai demandé une autorisation permettant au souffrant de bénéficier des soins médicaux, mais la demande a été rejetée. Alors quelles sont les bonnes conditions dont se targue le garde des sceaux ? », s’interroge-t-il.

L’ancien chef de l’Etat se trouve toujours incarcéré, dans sa résidence, dans le cadre de l’affaire de la Citoyenneté économique, malgré l’expiration des délais légaux de la détention préventive. Une situation juridique qui a interpelé le conseil des Droit de l’homme des Nations Unies, qui a demandé aux autorités comoriennes de « prendre les mesures appropriées » pour mettre fin à cette forme de privation de liberté injustifiée.

Kamal Gamal / LGDC

1 commentaire sur L’avocat de Sambi s’indigne que la mission onusienne soit empêché

  1. Ce qui est sur , quand le mort vivant Azali tombe personne ne va pleurer sa mort maudite , au contraire ça sera une immense joie , c’est tout ce que le peuple comorien attend avec impatience . Ses jours sont comptés pour fils de pute qui se prend pour un dictateur villageois sans aucune intelligence .

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