Le Anda ( le Grand Mariage) , la fierté des Comoriens

Que l’on soit pour ou contre ne change rien, car « le grand mariage » reste l’un des grands pilier de la cutlutre comorienne, biensure il faudrait changer quelques grands détails…tout de même c’est nos coutumes et il faut en être fièr(e).

Aux Comores (en Grande Comore plus particulièrement), Le grand Mariage est une tradition ancienne qui permet au Grand Comorien d’accéder à un rang honorifique dans la société bien que cela lui coûte des années d’économies.
Après avoir fait son grand mariage, il se voit appeler Grand Notable ou Mdrou mdzima, ce qui est un honneur pour un comorien.

Tout comorien qui veut avoir sa place dans la société se voit dans l’obligation de faire le grand mariage, ainsi il peut prendre place parmi les notables et là, il est capable de Diriger, Juger, Décider et Être Servi comme un roi.

Le grand mariage est une chaîne de manifestations de chants et de danses traditionnelles organisée par les deux familles ; il se déroule de différentes façons selon les régions de l’île. Chaque village a sa propre façon de faire le grand mariage, mais en général il se déroule de la manière suivante :

En premier temps nous avons  » le Madjiliss  » qui a lieu habituellement le jeudi soir juste après la prière sur la place publique pour annoncer les dates des manifestations du mariage.

Et le soir même, il y a le  » djalico la mabélé  » le djalico des femmes qui manifestent leur joie à travers tout le quartier ou tout le village.

Le premier dimanche il y a ce qu’on appelle le  » Djéléwo  » qui consiste à distribuer de l’argent, du riz et de la viande de bœuf tué pour nourrir tout le village.

Il y a aussi « le Chigoma cha laansuiri » qui se donne d’habitude un vendredi dans l’après-midi comme son nom l’indique : chigoma veut dire tam-tam et Laansuiri qui veut dire l’après-midi en arabe.

Le soir du vendredi, il y a le « Djalico » donnée par des hommes vêtus d’un boubou et d’un costume comme dans le Madjlisse avec un kofia et dansent avec une canne tout le long de la rue pour aller vers la place publique de leur village pour finir la danse en « Sambé » qui se danse en forme de cercle mouvementé.

Le samedi en fin de matinée, la plupart du temps, se sont les proches de la famille de la femme qui chantent en dansant le  » Bora » pendant que d’autres rangent et décorent la maison de la mariée pour que le marié et ses invités soient bien accueillis.

Pendant ce temps, chez le mari, il y a aussi un autre Bora où les invités de la famille du futur marié exposent l’or que l’on appelle le  » Mtawo » que le marié offrira à sa femme le jour où il va la rejoindre à son nouveau domicile.

Le soir à partir de 21h, il y a le « Toirab ». C’est une danse donnée par les hommes tout en donnant de l’argent à l’orchestre.

Le dimanche matin il y a ce qu’on appelle  » Outriya moina dahoni  » ce qui veut dire emmener le marié à la maison, à son futur foyer retrouver sa future femme.

Le soir à partir de 21h il y a ce qu’on appelle le « Oukoumbi ou Maravo » qui est une danse donnée par des femmes dans laquelle il y a un orchestre féminin qui chante assis sur des chaises en dansant suivant le rythme de la musique. C’est le jour où la mariée sort avec sa robe de marié blanche et rejoint les autres femmes pour participer à la fête avec les autres femmes.

Une semaine après le Oukoumbi, il y a le  » dîner dansant  » à l’Européenne, ce n’est pas obligatoire mais ceux qui ont les moyens le font.

Après toutes ces manifestations suit la chose la plus importante de tous: inviter tout le monde pendant….neuf jours consécutifs!!

Comme on dit chez nous : « Yatsu fayna anda ye kakaya hindru » ce qui signifie celui qui n’a pas accompli son Grand mariage ne sera jamais quelqu’un dans la vie.

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