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Le Badjini Ouest à l’heure de la relève politique ?

L’ancien ministre Abdou Soefou est politiquement affaibli. Son élan est brisé, son avenir est incertain. Il n’arrive pas à se relever après sa défaite qui lui a plongé dans une véritable mésaventure. Mzimba est fatigué, il a besoin de prendre de l’air et se met aujourd’hui au vert à Ndzaoudzé avec sa villa rénovée. Ses prises de position ambiguës ne lui permettent pas aujourd’hui de tenir un discours crédible devant les électeurs.

Ibrahim Mhoumadi Sidi est en convalescence après des mois en prison, il ne souhaite pas s’aventurer dans des actions politiques au péril de sa vie. Ibrahim Hissane ne sait où poser les pieds. Il est noyé par le poids de l’âge. Son passé mafieux en France pèse toujours négativement sur sa personne. Et il lui faudra déployer une artillerie pour pouvoir convaincre dix électeurs dans son village. L’ancien ministre Abdoulkarim Mohamed a obtenu ce qu’il voulait, il est maintenant riche et s’en fout des autres…

Aujourd’hui, dans la région de Ngwengwe, la donne a changé et peut réveiller des surprises électorales inédites à l’orée des législatives de janvier 2020. Des cadres sont en train de s’affirmer et pourraient devenir des candidats potentiels aux prochaines élections législatives de janvier 2020. En regardant de près, trois jeunes cadres sortent du lot et pourraient entrer en précampagne à partir du mois de décembre prochain.

Il s’agit de Soilihi Mohamed Djouneid, actuel secrétaire d’Etat à la Fonction publique, docteur Ahmed Saïd Abdallah, enseignant à l’Université des Comores et M’madi Kapachiya, directeur du Fonds routier. Les trois probables candidats de la région n’ont pas la même histoire ni le même profil.

Le premier a travaillé dans l’administration et pourrait devenir « le candidat naturel » de la Crc. Soilihi Mohamed Djouneid a déjà pris sa carte de membre du parti présidentiel. Ahmed Said Abdallah, docteur en mathématique est présenté comme un jeune au sang neuf, qui enseignait et gagnait sa vie en France mais qui a préféré rentré au pays pour servir la nation.

Ahmed Saïd Abdallah, frère de l’ancien secrétaire d’Etat, Djoumoi Saïd Abdallah, pourrait être un candidat indépendant. Il n’est ni du pouvoir ni de l’opposition. Mais nous ignorons ce qui adviendra. M’madi Kapachiya a été secrétaire d’Etat, il est considéré comme « le candidat de barrage du pouvoir », un électron libre pour faire passer le candidat consensuel de la Mouvance.

Mais quoiqu’il arrive, ces trois probables candidats auront toujours besoin de leurs aînés politiques pour mener et réussir leur combat politique dans une région compliquée. Reste maintenant à savoir comment les électeurs allaient-ils trancher dans un contexte de transition générationnelle…A suivre.

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