Le chef de la police de Benghazi assassiné

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, Benghazi a été le cadre de nombreuses violences comme l'assaut contre le consulat américain, le 11 septembre ou une attaque à la voiture piégée contre un commissariat de la ville.

Fradj Al-Dersi, le chef de la police de la ville de Benghazi, berceau de la révolution contre l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en février 2011, a été tué par balle devant son domicile, a-t-on appris auprès de responsables de la sécurité.

« C’est arrivé devant sa maison, lorsque des assaillants non identifiés ont ouvert le feu et l’ont touché, avant de s’enfuir », a raconté un responsable policier, avant que la nouvelle soit confirmée au sein du ministère de l’intérieur.

Depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, il y a un peu plus d’un an, Benghazi a été le cadre de nombreuses violences, dont l’assaut contre le consulat américain au cours duquel Christopher Stevens, l’ambassadeur des Etats-Unis, et trois de ses compatriotes ont trouvé la mort, le 11 septembre.

M. Dersi avait été nommé à son poste quelques semaines après l’attaque contre l’ambassade américaine. Il avait occupé des postes de responsabilité sous le régime de Mouammar Kadhafi, dont celui de chef de l’organe de lutte contre la drogue, avant de rejoindre la rébellion contre l’ancien dictateur, dès ses débuts, en février 2011.

Cet assassinat s’ajoute à plusieurs autres perpétrées dans l’est du pays et visant des officiers de la police ou de l’armée, notamment parmi ceux ayant servi sous le régime de Mouammar Kadhafi. Ces attaques sont généralement attribuées aux islamistes radicaux qui tenteraient de se venger de leurs anciens bourreaux après avoir été victimes d’une répression sévère sous Kadhafi.

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