Le colonel Azali Assoumani aurait tué Ahmed Abdallah alias Apache

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Les faits se sont déroulés en 1992. La rédaction de Comores infos vous fait découvrir une partie de notre histoire.

Comores : l’ombre d’un opposant tué hante la campagne du colonel Azali

Moroni- Comores (PANA) — Le colonel Azali Assoumani a été hué à Foumbouni, ce week-end, rapporte un journal comorien qui précise que des jeunes gens avaient déployé des banderoles où l’on pouvait lire : « Azali de hors » ou encore « Omar Tamou candidat », ce dernier étant un des candidats déboutés par la commission électorale. azali
Selon le Matin des Comores, les auteurs de « cette fausse note » voulaient protester ainsi contre le rejet de la candidature de Omar Tamou, originaire de cette ville qui est le chef-lieu de la région Sud.
Mais pour la plupart des observateurs, cette hostilité contre le colonel-candidat remonte à des années en arrière et serait liée à la mort, en 1992, d’un ressortissant de cette localité, Ahmed Abdallah dit Apache, tué alors par l’armée et exposé sur le capot d’un véhicule militaire.
Selon de sources de foumboni, il s’agissait, pour ces jeunes gens, de rappeler « cet évènement douloureux » au colonel Azali, candidat à l’élection présidentielle comorienne du 14 avril dont les primaires auront lieu le 10 mars.
En septembre 1992, rappelle-t-on, Apache, un ancien de l’armée française, se trouvait mêlé à une rébellion militaire née de l’échec d’une tentative de coup d’Etat visant à renverser le président Said Mohamed Djohar.
Commandant alors l’armée, le chef de bataillon Azali Assoumani – son grade à l’époque- a fait donner l’assaut à l’endroit où se trouvait caché Ahmed Abdallah alias Apache qui y a trouvé la mort.
Des soldats ont ensuite attaché la dépouille sur le capot arrière d’un véhicule militaire et l’ont promené à travers la ville de Moroni.
Cette exposition du corps, contraire en tout point à la culture et aux convictions des Comoriens, avait alors ému l’opinion, particulièrement à Foumbouni où on garde encore un souvenir douloureux de l’événement.
S’il ne fait pas de doute aujourd’hui que la colère des partisans d’Omar Tamou y est effective, il n’en demeure pas moins que l’adversaire le plus coriace du colonel Azali dans cette ville à fort potentiel électoral n’est autre que l’ombre d’Apache.
Il faut souligner, par ailleurs, que l’actuel gouverneur de la Grande Comore, Bacar Abdallah Boina, aura à faire face aux mêmes difficultés, étant lui-même le candidat soutenu par le colonel Azali pour les fonctions de chef de l’exécutif de l’île de la Grande Comore.

Article publié le 26 Fevereiro 2002 12:56:00 sur http://www.panapress.com/

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