Le colonel Soilihi devant les agents de Ma-mwe : ‘‘Je serai intraitable envers tous ceux qui ne respecteront pas les textes’’

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«Doit-on sortir d’une grande école de commerce pour comprendre qu’en faisant des affaires à caractère économique, si ce que l’on dépense est supérieur à ce que l’on encaisse, on finit inévitablement par déposer le bilan?», s’interroge le nouveau patron de Ma-Mwe.

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L’ancien chef d’état-major de l’Armée nationale de développement (And), le colonel Soilihi Mohamed, a pris officiellement ses fonctions de directeur général de Ma-mwe, hier matin.

Au cours de la brève cérémonie organisée pour la circonstance, il s’est dit ‘‘conscient’’ de la difficulté de la tâche, ‘‘mais, je suis disposé à relever le défi’’, a-t-il ajouté. Le nouveau patron doit faire face à de nombreux problèmes dont celui du personnel. «Certains agents ont tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues», a déploré le directeur général sortant, Ibrahim Mze.

Ce dernier a dressé le bilan de ses vingt-trois mois à la tête de la société. «J’ai donné le meilleur de moi-même et suis disposé encore à servir mon pays là où le destin le voudra», a-t-il déclaré. Pour lui, il n’y a pas de comparaison possible entre lui et tous ses prédécesseurs, «étant donné que nous n’avions pas tous les mêmes conditions de travail». Il a cité les projets en cours dont celui du réseau hydraulique qui devrait être opérationnel sous peu ainsi que l’inclusion de la subvention de Ma-mwe dans le budget de l’Etat ; «ce qui va grandement changer les choses».

Fayssoile Moussa, chef du département de la communication, au nom du personnel, a fait part des réalisations à l’actif d’Ibrahim Mze parmi lesquelles la mise en place du Conseil d’administration de l’établissement.

S’adressant au nouveau directeur, il a parlé «des sacrifices consentis par le personnel pour l’intérêt de la société. Nous avons sacrifié nos indemnités  et 30% de nos salaires, mais aussi diminuer nos quotas». «Je n’ai pas intérêt à séduire à travers un discours. Je parle parce que c’est la tradition qui le veut et non pour marquer des points»,  a clamé d’entrée de jeu le colonel Soilihi Mohamed. Fidèle à lui-même, l’ancien militaire dit vouloir être jugé sur ses actes.

Ainsi, a-t-il insisté sur le rôle de chacun dans la réussite de la mission qui lui est assignée par le chef de l’Etat. Sur le ton de l’humour, il a dit : «Nombreux voient en moi non un cadre supérieur qui vient d’être nommé directeur d’une société d’Etat, mais plutôt comme l’officier Campagnard ayant combattu les mercenaires à la tête d’une société en crise. S’il vous plait, il n’y a pas de mercenaires à  Ma-mwe, voyez en moi un manager».

Mais, à l’armée comme à Ma-mwe, «je serai intraitable envers tous ceux qui passeront à côté des textes et des dispositions réglementaires qui régissent cette société. Je veux des propositions de sortie de crise. Inutile de chercher à faire peur à un militaire de carrière». Soilihi Mohamed promet d’exposer sa feuille de route et les grands axes de ses actions «une fois que j’aurai pris connaissance de tous les dossiers et que j’aurais touché la réalité des choses». Alors wait and see…

Abdallah Mzembaba /Alwatwan

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