« Le défunt Abasse Djoussouf, n’est plus de ce monde pour témoigner sur la traîtrise de Msaidié »

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PORTRAIT:
HOUMED M. MSAIDIE SERAIT-IL LE BOULANGER COMORIEN?

Si la Côte d’Ivoire a son boulanger, Laurent Gbagbo actuellement en détention à la Haye, les Comores ont le leur, Houmed Mdahoma Msaidié.
Depuis le début des années 1990, après une petite traversée de désert consécutive à la mort d’Ali Soilihi renversé et tué par les mercenaires de Bob Denard, tout lui réussit et l’homme de se croire capable de rouler tout le monde dans la farine.

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Mais le malheur, à lui, est qu’il ne dispose pas, aujourd’hui,  de farine pour la pétrir entre ses mains. Le problème, en vérité, c’est qu’il n’est pas très boulanger mais un peu malin, et encore.
Il est plus capable que malin de répondre aux appels des uns et des autres au gré de leurs besoins du moment, répondant aux sollicitations de toux ceux qui lui tendent la main.
L’éthique n’étant pas dans son répertoire des valeurs, il va sans états d’âme pour retourner casaque, le lendemain, dès que le navire commence à prendre l’eau. Si cette pratique pouvait avoir un nom, nous l’appellerions de la prostitution politique.

De Mchangama en 1990 à Mamadou, aujourd’hui, le nombre de ses mentors ne fait qu’augmenter. Je me rappelle encore quand, Djohar déporté à La Réunion en 1995, sur le plateau de TV-SHA, Msaidié qui fut membre de son gouvernement au moment de l’intrusion de Bob Denard, il défendit bec et ongle, le maintien de Djohar en captivité à La Réunion. « Non, il ne reviendra pas, il est hors de question qu’il retourne ici », disait-il, les yeux bien ouverts devant la camera aux côtés de son compagnon, spécialiste de retournement de veste comme lui, Mdjamaoué, aujourd’hui exilé à Mayotte depuis 2008 quand les séparatistes anjouanais furent chassés de l’île par une coalition d’armées africaines.

L’ancien Premier ministre, le défunt Abasse Djoussouf, n’est plus de ce monde pour témoigner sur la traîtrise de Msaidié.

Par dignité, le colonel Azali Assoumani qui essuie, aujourd’hui, les invectives de son ancien ministre, celui auquel il accordait toute sa confiance jusqu’à faire de lui son directeur de cabinet, ne dira rien, j’en suis fermement convaincu.

Les partis auxquels il a adhéré jusqu’ici ne se comptent plus. Pour lui, ceux-ci sont d’une extrême importance, pas pour construire la nation mais pour lui servir d’essuie-pied pour bien entrer dans la maison avant de déloger les propriétaires pour la quitter sur la pointe des pieds dès qu’elle est vide.
La fidélité en politique n’existe pas dans la conception manichéenne et machiavélique de Houmed Msaidié.
A chacun son boulanger, la Côte d’Ivoire a son Gbagbo, les Comores ont leur Msaidié.

Mohamed Hassani

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