Le déni du choix du peuple Comorien par quelques hommes politiques véreux

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Deux peuples de l’occident ont légué à l’humanité deux héritages: la démocratie et le droit. Les grecs ont inventé la démocratie et les romains le droit. D’autres peuples se sont appropriés de ces deux héritages et les utilisent à leurs profits pour se développer. Dans une démocratie le choix des élus revient au peuple; le déni de ce choix traduit un mépris en considérant les citoyens comme des bêtes sauvages qui votent. Le droit fixe les, lois, les codes qui doivent nous guider pour vivre en harmonie dans notre société.

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On ne peut être démocrate par le verbe, il faut l’être par l’action. Le passé et l’expérience de beaucoup d’hommes politiques comoriens ne paraissent plus pouvoir servir de référence en matière de démocratie pour éclairer l’avenir des jeunes générations. Les juges de la cour constitutionnelle sous la botte du camp Mamadou, n’ont pas lu le droit pour valider le choix du peuple mais préfèrent sous la pression du lobby argentier fragiliser les institutions et se mettre dans l’illégalité en recommandant une élection partielle non prévue ni par la constitution, ni par le code électoral comorien. Les hommes politiques véreux sont prêts à tous les coups tordus pour garder le pouvoir et agissent comme la Camorra pour en découdre à ceux qui veulent leur barrer la route du pouvoir.

Les accords de 2001 qui ont institué une stabilité politique dans l’archipel avec deux alternances pacifiques viennent d’être sabordés sous le mandat du président IKILILOU par des hommes politiques véreux non choisis par le peuple et qui tentent par tous les moyens, y compris illégaux pour garder le pouvoir . Le manque d’autorité d’IKILILOU a ouvert un boulevard des manœuvres de la triche au premier tour pour éliminer le pauvre Fahami et placer en tête l’ impopulaire Mamadou. La sécurisation des élections au second tour a déjoué la stratégie de la fraude qui a fonctionné ,et orchestré par Msaidié au premier tour pour sauver Mamadou.

Dernière basse manœuvre de caniveau est de corrompre en coulisse quelques juges de la cour constitutionnelle en passant outre la constitution et le code électoral comorien, qui autorisent une élection partielle à Anjouan dans des bastions acquises par JUWA ET CRC. L’issue de cette élection ne pourra pas changer la donne en faveur de Mamadou car l’écart entre lui et AZALI est grand pour combler le retard, mais le baroud d’honneur de ce tandem aura le toupet de trouver un subterfuge pour dépasser le 26 mai délai d’investiture du successeur d’ IKILILOU et avancer des arguments des transitions post-électorales qui supposeraient la formation d’un gouvernement d’union nationale .C’est la théorie que la pègre qui utilise pour retarder la victoire du camp adverse.

Mohamed IBRAHIM MIHIDJAY

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