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Le destin de l’Océan Indien et l’Afrique de l’Est dans les mains du président Azali

Le président Azali Assoumani est élu la semaine dernière deuxième vice-président du bureau de l’Union Africaine. Cette distinction est le fruit de l’implication du chef de l’Etat dans plusieurs initiatives de l’organisation mais aussi de son passé politique selon ses proches collaborateurs..

A l’issue du 34e sommet de l’Union Africaine, le président Azali Assoumani est élu par ses pairs deuxième vice-président de l’organisation. Cette vice-présidence met l’Union des Comores dans la même équipe que des pays de plusieurs dizaines de millions d’habitants, et des économies nettement plus fortes. « Ce poste de vice-président offre à notre pays plusieurs aspects positifs. D’abord nous avons l’honneur d’être dans le gouvernement de l’Afrique et de décider de la destinée de tout un continent de plus d’un milliard d’individus. Il est clair que pour la coordination de la communication du président, cette distinction du président Azali est un formidable challenge. Cette tribune qui offre une visibilité internationale encore plus grande, à la fois pour le pays, mais aussi pour un président qui a déjà une place confortable dans la cour de grands d’Afrique, nous oblige de nous surpasser. Et nous devons adapter notre communication en conséquence », déclare Mohamed Abdou Mbechezi, le chef de la communication à Beit Salam.

Avec ce poste de vice-président, le président de la République a le privilège singulier d’être à la tête de 2 régions prometteuses pour l’Afrique. D’abord l’Océan Indien avec tous ses enjeux géostratégiques, l’autoroute des supertankers, l’exploitation de l’économie bleue avec les 5,5 millions de km2 de Zone Economique Exclusive, les 750 km de littoral et seulement 4% d’échanges économiques entre les îles, mais aussi les importantes ressources fossiles de Madagascar et des Comores. « Sur ce point, le Président Azali aura sans doute un rôle majeur d’impulsion de nouvelles politiques économiques et d’orientations stratégiques de cette zone aux fortes potentielles économiques », précise-t-il.

Ensuite l’Afrique de l’Est, avec ses disparités et ses complémentarités. « Nous sommes effectivement dans une zone de plus de 300 millions d’habitants. Une vraie société de consommation mais qui est face à plusieurs conflits qui nécessitent des décisions concertées et durables comme en Somalie, au Sud-Soudan, voire même en Érythrée, poursuit-il. Nous allons aussi vers des échéances électorales dans certains pays, comme la Somalie. Tout ceci met le Président Azali en pole position pour prêcher la bonne parole et apporter des solutions. Et il a un rôle incontestable de leader, de part cette distinction de vice-président ».

Le chef de l’Etat étant l’un des premiers défenseurs de l’acte fondateur de l’Union africaine signé en juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud, il reste un témoin oculaire, un fondateur de l’UA dont il connait bien l’histoire et les rouages pour avoir incarné ces 20 dernières années toujours ses valeurs chères. « Le message politique est claire, limpide et ne souffre d’aucune ambiguïté. L’Afrique fait confiance au Président Azali. L’homme qui a réconcilié son pays en 2002, qui a respecté l’alternance politique, qui a joué son rôle d’opposant pendant 10 ans en respectant les principes républicains; cet homme revenu au pouvoir qui a remis son mandat en jeu au bout de 2 ans pour donner une nouvelle impulsion socio-économique à son pays, inspire confiance. Et c’est sans doute le début d’un grand destin africain pour le Président Azali », souligne-t-il.

Concernant la feuille de route du président en tant que vice-président du bureau de l’UA, le chef de la communication annonce qu’il est en cours de construction mais sans doute qu’elle sera influencée par la situation géopolitique de l’Afrique de l’Est. « Le Président aura certainement un rôle de leadership dans la promotion de la paix, et dans la résolution des conflits entre l’Ethiopie et l’Erythrée, en Somalie, au Mozambique. Je pense que le Président Azali qui fût l’acteur principal des accords de Fomboni et du dialogue inter comorien, lors de la crise séparatiste, a une expérience comorienne à exporter dans la zone avec un rôle de médiation, dans un dialogue de réconciliation régionale », dixit Abdou Mbechezi.

Azali Assoumani, président d’un petit état insulaire, particulièrement vulnérable et impacté par le changement climatique aura sans doute des choses à dire dans la protection de l’environnement et la montée des eaux. Mais les vrais enjeux dans l’avenir proche, c’est bien évidemment, les politiques économiques post-covid qui doivent aider à la reprise de la croissance, à la création de richesses et de valeur ajoutée, dans une Afrique qui a toujours la capacité de rebondir et qui avait une croissance économique plus élevée qu’en Occident, avant cette pandémie.

MY / LGDC

La Rédaction

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