Le directeur de la Ma-Mwe, Ibrahim Mzé, suspendu de ses fonctions

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Ibrahim Mzé jusqu’ici directeur de la Ma-Mwe a été suspendu de ses fonctions par une note du secrétaire général du ministère de la production. Il emmène dans son sillage plusieurs responsables de premier plan de cette société d’Etat en proie à des difficultés énormes.

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C’est un vent de balayage qui vient de souffler au sein de la Ma-Mwe, emportant plusieurs employés notamment le directeur général de cette société d’Etat en proie à d’énormes difficultés.

En tout, ce sont neuf membres de la direction qui ont été remerciés à travers une note signée de Said Youssouf Mohamed, secrétaire général du ministre de la production, cela « face à la situation alarmante et l’irresponsabilité observée au niveau de la société nationale de la Ma-Mwe », peut-on lire.

C’est une direction collégiale conduite par le directeur général de l’énergie et le directeur général adjoint de la Ma-Mwe qui va assurer l’intérim « en attendant la mise en place d’une nouvelle équipe », précise cette note publiée le 22 décembre 2015.

Les griefs sont nombreux pour cet ancien directeur général de l’Autorité Nationale de Régulation des Tics (ANRTIC) qui était en fonction depuis le 19 janvier 2014. Nommé par un décret présidentiel dans la foulée du limogeage d’Omar Mgomri contesté par tous pour ses méthodes brutales, Ibrahim Mzé a vite montré ses limites.

En voulant à tout prix faire table rase des réformes, quoique impopulaires mais nécessaires, initiées par son prédécesseur, Ibrahim Mzé s’est laissé engouffrer dans une sorte de piège à rat dans lequel il lui était difficile d’en sortir.

Le retour en grâce de la plupart des responsables mis au banc par Mgomri pour plusieurs raisons n’a pas aidé la situation, au contraire.

Les véritables raisons de ce limogeage camouflé pourraient se trouver ailleurs. Il serait suicidaire pour le régime de continuer à cautionner en période électorale la gestion calamiteuse d’une direction contestée par tout le monde, même par les non-voyants.

Maoulida Mbaé / Hzkpresse

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