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Le directeur de l’ORTC entre mensonges et incompétence

L’arrivée de Directeur de l’ORTC à Marseille a suscité beaucoup de polémique de sorte que l’activiste Assoumani Maoulidi a insisté pour lever la voile auprès du représentant de l’ORTC en France, A.Abdoulhamid qui a accepté de sortir du silence.

A.Maoulidi: L’arrivé du DG a Marseille vous a-t-il permis de régler une partie des problèmes que traverse L’antenne de France depuis sa nomination ?

A.Abdoulhamid : Non. Salim n’a pas mis ses pieds au siège de l’ORTC en France malgré ses promesses avant et après son arrivé en France. Ceci ne m’étonne pas car depuis sa nomination, il n’a pas porté de changement positif à la chaine ORTC. Au contraire, la chaine perd de crédibilité. Baisse des productions, perte vertigineuse des abonnés, en sommes, un désordre total. Conséquence d’un DG impulsif, sans vision ni projet.

A.M : Comment avez-vous pris l’échange musclé entre lui et les membres de Daoula Yahaki ?

A.A : Un échec total. Une faute grave. D’abord par le fond que par la forme. Le fond. Il a confondu le poste de directeur du premier média National et porte parole de la CRC. Il fait un déplacement au dépense de la chaine, pas pour trouver des solutions avec l’équipe de France, mais, pour faire ce qu’il ne fallait pas faire.

A.M : Vous voulez dire qu’il n’est pas à la hauteur de diriger chaine nationale ? A. A : Absolument. Salim n’a pas pu saisir la chance et l’honneur que le président lui a accordé. Un DG de la première et unique télévision d’un pays et une mission prestigieuse au même titre qu’un ministre d’état. Il a l’honneur d’orienter la vision de tout un peuple, vision politique, intellectuelle, culturelle, cultuelle puis divertir et informer. Pour y parvenir plusieurs compétences qu’il n’en dispose pas sont nécessaires.

A.M : Et la forme ?

A.A : La forme est aussi un échec. S’il mesurait ta taille de sa mission, il ne se permettrait pas de passer sa première émission destinée à la diaspora, dans une radio locale et amateur. Alors qu’un plateau moderne dépensé par l’état, lui est destiné avec tous les honneurs devant tous les médias comoriens en toute sécurité.

A.M : N’avait-il pas le droit de rencontrer les militants de AZALI en France ?

A.A : Si, mais il faut d’abord les connaitre, ce qu’il n’a pas cherché à connaitre les vraies personnalités qui travaillent, depuis 2016 au profit du régime. Il s’est hasardé en terre inconnu. Un dg averti n’accepterait pas cet échange devant les médias. Car, l’ortc a une mission commerciale. Il a donc le devoir de montrer une image nationale que partisane. Cela me rappelle de son prédécesseur SAID AHMED BEN DJANFAR, Un grand homme d’état peu connu, un des fleurons de l’intelligence comorienne, un homme politique visionnaire. A Marseille, lors de l’inauguration de cette antenne, il a fait un discours de 20 mn sans prononcer un mot politique. Par ce qu’il a compris qu’il a besoin de tous les courants politiques pour s’abonner. Durant son séjour à Marseille il a échangé avec mes équipes plus de 5 fois. Avec un programme bien précis par chaque réunion. Comment équiper l’antenne, que produire, comment et à quelle fréquence, définition des responsabilité de chacun etc.. Tous ce travail est saboté par incompétence.

A.M : Msaidé Porte parole du gouvernement, parle d’un non événement. Idriss, chargé de mission parle d’un militant téméraire. Que dites-vous de celà ?

A.A : En aucun moment Msaidié n’accuserait en public un cadre, si inutile qu’il soit. Il va jouer à la solidarité, même si, en réalité, cet acte a choqué tout le monde. Certes c’est un non événement car Daoula yahaki dit la même chose depuis plus d’un an. Mais soumettre un ancien ministre, dg du premier média à écouter les insultes en public à l’endroit du président devant 15000 internautes en direct, C’est un événement de taille. Pareil pour Idrisse sauf que le dg courageux qu’il parle préfère fuir les problèmes qui lui concernent. Il devrait affronter en face les vrais crises que traverses la chaine qu’il dirige au lieu de faire diversion.

A.M : Certains vous ont accusé devant le directeur d’être improductif. Qu’on voit l’antenne nulle part.

A.A : Justement c’est la question qui m’a obligé de sortir du silence. Le directeur m’a trahi délibérément. Il devrait annoncer qui n’a pas versé les maigres subventions accordées à l’antenne depuis plus de 16 mois. Il a seulement versé deux mois depuis septembre 2019. À savoir que 40 % du coût de production est assuré par L’association ARDA. Mais cela ne suffit pas on a arrêté de produire depuis mars 2020.

A.M : Est-ce ce Djaffar qui vous a nommé est il au courant ?

A.A : Non je suis nommé par l’ARRETE N°016-019/MIDI/CAB du 11 octobre 2016 par le ministre de l’information Mohamed DAOUDE. L’antenne est inaugurée par l’ancien DG, son excellence Said Ahmed Ben Djafar en la présence de plusieurs centaines de personnes et une dizaine d’associations, devant tous les médias communautaire de la Bouche du Rhône. Ma mission consistait à produire 3 à 4 sujets hebdomadaires. Mais pas que, j’avais aussi une mission commerciale sans oublier la mission de régulateur d’événement, filtrer le vrai du faux. Fededer les comoriens de France a leur chaine par la production de sujet qui les préoccupent. En retour, faire accroitre le nombre d’abonnés. Cette expérience a été concluante car 7 mois après ma nomination, les abonnements ont augmenté de 3500, de quoi le directeur m’a félicité devant l’équipe de l’ORTC et a demandé de me prendre au sérieux. Apres lui avoir livré mon rapport d’activité et financier. Il m’a promis de passer à la seconde étape. Puis, il est nommé ministre. Dès l’arrivé de Salim, l’espoir de progression est tombé d’une façon vertigineuse.

A.M : Certains vous accusent d’être pros régime de ne pas produire les sujets qui se déroulent sous votre barbe comme les manifestations contre le régime peu à peu. Et cela fait qu’ils se désolidarisent.

A.A : C’est normal, je les comprends par ce qu’ils confondent ma mission et la direction de l’ortc. La décision de diffuser ne relève pas de mes compétences. Mon équipe a filmé 2 manifs mais la direction les a qualifiées d’humiliant à l’endroit du pays. Déjà je ne m’intéresse pas vraiment de la politique. Depuis j’ai préféré garder nos productions dans le cadre éducatif, culturel et laisser les autres faire de la politique.

A.M : Avant son arrivé en France, avez-vous un moment d’échanges pour parler des difficultés ?

A.A : Par écrit. Il m’appelle s’il a besoin urgent. Comme pour assurer le filmage et la diffusion en direct durant deux jours, de la conférence de Paris. Un événement se programmé 7 mois plus tard, il m’ a seulement demandé de le faire 5 jours avant la date prévue. Je me suis sacrifié pour lui montrer en quoi on est capable de faire économiser des dizaines de millions. Le président de l’union a eu l’élégance de le remercier en public mais lui, il m’a remercié par le mépris et l’humiliation. Je lui ai même adressé un rapport de 5 partages, il n’a pas répondu même par un simple merci bien reçu.

A.M : On vous remercie

Propos recueillis par Assoumani Maoulidi alias Parabolique

La Rédaction

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