Le gouvernement n’a pas encore reconnu l’illégalité du contrat de bail et de tous les documents attribuant le terrain à la Colas

Nous ne devons pas interpréter la fermeture des sites de la COLAS dans l’Union des Comores « pour non paiement d’impôts » comme une victoire. Ce que nous revendiquons c’est l’arrêt de l’exploitation du terrain de Handuli. Nous ne devons pas nous endormir et réduire notre vigilance. En mettant en avant les impôts impayés de la Colas, le gouvernement espère calmer le jeu face à la mobilisation contre l’exploitation de Handuli, tout en ouvrant des possibilités de retour pour Colas. Le gouvernement n’a pas encore reconnu, noir sur blanc, l’illégalité du contrat de bail et de tous les documents attribuant le terrain à la Colas. Des impôts impayés peuvent être payés. Et on aura déplacé le problème, pour dire à la population , voila Colas respecte la loi, elle vient de payer les impôts.

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Le gouvernement affiche Colas comme un mauvais payeur. Bien. Qu’il en tire les leçons quand il attribue des marchés à la société sans respecter la loi sur les passations de marchés publics. Mais nous ne revendiquons pas le bannissement de Colas des Comores. Le Modec (Mouvement des Entrepreneurs Comoriens) et ses membres sont engagés dans des batailles pour que Colas soit traitée sur un même pied d’égalité, que ses concurrents nationaux et étrangers. L’unité démontrée le mardi 30juin, au Conseil de l’île de Ngazidja, entre les élus et la société civile est scellée pour mettre fin à l’exploitation illégale de Handuli.
Puisque le gouvernement constate que le pays prend conscience du caractère colonial du « contrat » de Handuli, qu’il ose l’annuler et faire enfin preuve de responsabilité. Provoquer la population ne fait que rendre une situation sociale difficile explosive.

Said Mchangama

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