Le gouverneur devant la notabilité de Ngazidja : «Moi aussi, mes candidats ont été battus et j’ai accepté la défaite»

 

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PALAIS DE MRODJU. Mouigni Baraka a vertement critiqué «l’accord entre Colas et la vice-présidence en charge de l’Aménagement du territoire qui autorise cette société à exporter tout matériau du site de Handuli vers Mozambique pendant dix ans». Selon lui, ce contrat auquel il n’a pas été associé «met en danger l’île de Ngazidja».

Le gouverneur de Ngazidja a reçu hier la notabilité de l’île. Au menu de cet échange : le blocage du Conseil de l’île qui, en six jours de travaux, n’a pu ni élire le président de l’institution, ni désigner les conseillers devant siéger à la future assemblée nationale, ni réviser le règlement intérieur.

Au nom des Wangazidja, le notable Ismaila Abdou a d’abord exprimé son étonnement au sujet de cette paralysie du Conseil de Ngazidja «alors que Ndzuani et Mwali ont élu leurs présidents sans accroc». Il a demandé au chef de l’exécutif de l’île de convoquer une seconde session pour «voir si les armes vont vous en empêcher». Avant d’appeler «ceux qui sont vaincus à accepter la défaite», il a déclaré, à l’adresse de Mouigni Baraka, que «celui qui s’en prendra à vous nous aura sur le dos».

Abordant la question du site de Handuli, l’ancien ministre Said Hassan Said Hachim a estimé que la rétrocession de cette plate-forme à la société Colas était «un mépris pur et simple du vice-président Nourdine Bourhane envers l’île de Ngazidja». Et d’ajouter : «Nous tenons à préserver la paix dans notre pays, mais la situation des ordures à Moroni et l’abandon du centre hospitalier national d’El-Maarouf devraient nous pousser à la révolte». Il a ainsi appelé le gouverneur de Ngazidja à «prendre ses responsabilités».

A son tour, Mouigni Baraka a vertement critiqué «cet accord entre Colas et la vice-présidence en charge de l’Aménagement du territoire qui autorise cette société à exporter tout matériau du site de Handuli vers Mozambique pendant dix ans». Selon lui, ce contrat auquel il n’a pas été associé «met en danger l’île de Ngazidja».

Sur la question du blocage du Conseil de l’île, il a confirmé qu’il allait convoquer très prochainement une nouvelle session extraordinaire pour élire le président du conseil, désigner les trois conseillers qui vont siéger à l’Assemblée nationale et mettre en place le bureau de l’institution. «La majorité gagne toujours, et la minorité doit accepter sa défaite. Moi aussi, mes candidats ont été battus aux dernières législatives, et j’ai accepté la défaite», a-t-il souligné, avant de s’engager à ne ménager aucun effort «pour que le prochain président de l’Union des Comores soit de Ngazidja».
Abouhariat Said Abdallah

Alwatwan

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