Le Grand mariage aux Comores engendre une guerre de pouvoir

Opinion libre

Dans une guerre classique, l’ennemi c’est l’adversaire et le champ de bataille est un lieu prédéfinis. Dans les entreprises également se font la guerre aussi avec la concurrence qui est l’ennemi et le marché qui est le champ de bataille. 
En revanche, chez les notables la guerre du grand mariage fait rage. Il faut dire ici que le pouvoir est l’ennemi et le grand Mariage est le champ de bataille.

En effet, les notables Comoriens se détestent et se méprisent entre eux, car chacun veut garder le monopole de l’argent. 
Par ailleurs, de Marseille à Moroni en passant par les villes et villages les notables s’entretuent pour être à la tête de cette tradition génératrice et lucrative d’une manne estimée à des millions d’euros. Cette guerre de l’ombre est devenue possible à partir du moment où ceux qui font le mariage versent des sommes importantes à la place des sacs de riz.  Cet argent donc fait les affaires des uns au détriment des autres. D’où la bataille pour récupérer le leadership. La partie honteuse de cette histoire, ce qu’une partie de notre jeunesse se précipite pour réaliser ce grand Mariage. Or, sans le haïr car, il fait parti de notre tradition. Mais, il est temps que ceux qui prétendent détenir un savoir doivent songer à autre chose que le grand Mariage. Aujourd’hui, cette tradition est entrain de mettre le désordre au sein de la notabilité. 

Nous sommes loin de la paix sociale préconisée par les défenseurs de ce grand mariage. D’autant plus que certains notables éhontés n’hésitent pas à utiliser les moyens les plus horrible pour écarter leurs concurrents.  Nous voyons des retraités auxquels leurs pensions n’ont pas été préparés comme il fallait et se retrouvent finalement s’asseoir sur le grand Mariage afin d’en tirer profit. Ces hommes et femmes sont très dangereux car, ils ont des armes très redoutables. Ils sont capables aussi d’utiliser des missiles non conventionnels pour rayer sur la carte une population entière.
À terme, si cette tradition reste telle qu’elle est, le pays continuerait à s’enfoncer dans une guerre de chef. Par conséquent, les notables seraient dans une concurrence féroce.

Imani

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