Le Koweit au secours des enfants déscolarisés

«EDUCATE A CHILD». Les enfants non scolarisés de 8 à 9 ans, ayant dépassé l’âge légal d’admission mais n’ayant jamais fréquenté l’école, constituent la part la plus faible de la population. Dans le cadre de ce projet financé par le Koweit à hauteur de trois millions de dollars, ces enfants suivront un programme d’apprentissage accéléré de 4 à 6 mois en vue de la préparation de leur intégration dans le système éducatif formel.

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Un projet financé par le Koweit à travers l’Unicef (Educate a child = «Eduquer un enfant») va essayer, pour une durée de deux ans, de prendre en charge ces enfants. Il faut dire que malgré les efforts déployés ces dix dernières années, leur nombre ne cesse d’augmenter pour atteindre le chiffre d’environ vingt cinq mille en 2009-2010, selon l’Unicef.

«Le projet Eac offre une opportunité de relever le défi et de contribuer à la réalisation du droit à l’enseignement primaire pour cette catégorie d’enfants exclus du système éducatif», peut-on lire dans un rapport de l’organisme onusien. Le problème des enfants non scolarisés et/ou déscolarisés a toujours été un défi majeur pour les autorités nationales.

Les enfants non scolarisés de 8 à 9 ans, ayant dépassé l’âge légal d’admission mais n’ayant jamais fréquenté l’école, constituent la part la plus faible de la population.
Dans le cadre de ce projet, ces enfants suivront un programme d’apprentissage accéléré de 4 à 6 mois en vue de la préparation de leur intégration dans le système éducatif formel. Les enfants ciblés dans ce projet sont ceux âgés de 6 à 7 ans pour les non scolarisés, puis de 8 à 11 ans pour les déscolarisés. Près de vingt mille enfants vivant dans des «communautés marginalisées» sont identifiés et auront accès à une éducation formelle «équitable et de qualité».

Une Ong est entrain de procéder au recensement pour que le projet puisse commencer dès la rentrée prochaine sur des sites ciblés sur l’ensemble du territoire national. Selon Soulaimane Soilih, directeur des enseignements au commissariat à l’Education de Ngazidja, les villages ciblés sont ceux où on peut retrouver en grand nombre ces enfants déscolarisés ou non scolarisés, soit quatre vingt élèves au minimum par site.

Le projet est financé à hauteur de trois millions de dollars par le Koweit qui s’engage à recruter cent cinquante enseignants sur concours pendant la durée du financement du projet, plus la réhabilitation et/ou la construction de cent trente cinq salles de classes, d’ici à décembre 2015, y compris les infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les zones cibles pour accueillir ces enfants nouvellement inscrits.

Chargé des statistiques et de la carte scolaire au commissariat à l’éducation de Ngazidja, Abdourazak Mohamed dit être pessimiste quant à la possibilité de trouver le nombre d’élèves voulu car, selon lui, «le nombre de 20 000 est juste un calcul mathématique, mais la réalité sur le terrain peut être différente».
Et d’ajouter : «C’est après la rentrée scolaire que nous allons voir si réellement ce chiffre existe.
L’intervention, elle, se fera en octobre de cette année». Cependant, si dans le village ciblé, le nombre n’est pas atteint, on pourra toujours recruter dans les localités environnantes.  Au bout de six mois, l’élève doit ressentir la différence d’avant et après afin qu’il puisse être réintégré dans le cycle normal. Et tous les six mois, le même cycle va recommencer jusqu’en 2017.

En ce qui concerne les enseignants, seuls les Difosi peuvent concourir pour enseigner. Il leur sera remis un programme spécial par l’inspection générale de l’éducation nationale.
Abouhariat Saïd Aabdallah / Alwatwan

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