Le ministère de la Justice a confirmé à la presse l’arrestation de Mahamoud Chakir

Hedj : Arrestation du président de la commission en Arabie Saoudite

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Il s’agirait des factures non réglées à cause de la chute du taux d’échange de l’euro, qui a entrainé une perte de cinq millions et des agences de voyage qui n’ont pas réglé les loyers des maisons ou hôtels qui accueillaient les pèlerins.

Le président de la commission nationale du Hedj 2014 est arrêté, depuis trois  jours, en Arabie Saoudite. Le ministère de la Justice et des Affaires islamiques a confirmé, hier à la presse, cette arrestation et donné la version officielle de ce qui s’est passé.
L’arrestation de Mahamoud Chakir serait motivée par le non paiement de services liés à l’organisation du pèlerinage de l’année dernière.

Devant la presse, le directeur du cabinet du ministre de la Justice a apporté des éclaircissements sur l’identité de la personne qui se trouve dans les locaux de la police saoudienne. «Il s’agit du président de la commission Hedj 2014 et non pas le directeur des affaires islamiques, Mohamed Ibrahim Kabou, comme cela est relaté dans la presse et les réseaux sociaux», a-t-il indiqué.

Selon Bazia Idi Mohamed, inspecteur général des services judiciaires et également membres de la commission nationale de l’organisation du Hedj 2015 et du suivi du Hedj 2014, Mahamoud Chakir «n’est pas accusé de vol par une juridiction saoudienne. Les prestataires saoudiens réclament deux cent cinquante mille rials saoudiens, environ 30 millions de francs comoriens».

Pour l’inspecteur judiciaire, cette somme ne serait pas volée mais il s’agirait des factures non réglées à cause de la chute du taux d’échange de l’euro, qui a entrainé une perte de cinq millions et des agences de voyage qui n’ont pas réglé les loyers des maisons ou hôtels qui accueillaient les pèlerins.

A en croire Bazia Idi Mohamed, à l’issue du pèlerinage 2014, Mahamoud Chakir s’était engagé  auprès des prestataires saoudiens à régler les factures qui n’ont pu être payés par les agences de voyage. «En sa qualité de président de la commission de Hedj, il a endossé cette responsabilité car il ne voulait pas que les pèlerins aient des difficultés pour quitter l’Arabie Saoudite.

Les agences de voyage qui n’avaient pas payé leurs facteurs l’ont fait progressivement, mais ce n’est que mardi que la dernière tranche de la somme manquante a été versée», a-t-il rapporté. Le conférencier a aussi précisé que «pour sortir Mahamoud Chakir des mains de la police saoudienne, il faut deux solutions, le versement de la totalité de l’argent réclamé ou un engagement du gouvernement, ou ministre comorien».

  Par ailleurs, le pèlerinage 2015 se prépare d’ores et déjà, Bazia Idi Mohamed a dressé une série de mesures à imposer aux voyagistes, notamment le refus d’accorder des visas aux agences qui ne paieront pas les loyers à l’avance.
Mm/Alwatwan

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