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Le Mystère de La Démission du Directeur Général de la BCF Enfin Levé ?

M. Gervais Atta ne supportait pas d’être un simple exécuteur des ordres de Paris.
C’est ce qu »il a écrit à M. Eric Duval, Président du Conseil d’Administration et actionnaire majoritaire de la BFC.

Cela fait plus d’un mois que les spéculations vont bon train, sur les raisons de la démission, avec effet immédiat de M. Gervais Atta, Directeur Général de la Banque de Développement des Comores (BDC). Le 22 avril notre confrère AlWatwan, a fait état de la démission, sans pouvoir obtenir des explications de l’intéressé. C’était un peu la première fumée du secteur bancaire qui chauffait à petit feu depuis au moins deux ans, et qui depuis le début de cette année, s’est mis à bouillonner. Hier le Gouverneur de la Banque Centrale des Comores, M. Younoussa ben Imane, a nommé deux administrateurs généraux pour la BDC et la Banque Fédérale de Commerce (BFC), respectivement M. Hassani Azali et M. Assoumani Ahamada Baumer. Chacun doit pendant une période de 6 mois d’administration provisoire, scanner sa banque et présenter des propositions de relèvement, avec la contribution des actionnaires qui, jusqu’ici, ont refusé d’apporter les fonds nécessaires pour faire de ces banques des leviers de développement de l’économie par le financement des entreprises, et non un simple prêteur des commerçants qui vont s’approvisionner à Dar Es Salaam, Dubai et Guangzhou.

HaYba a pu obtenir une copie de la lettre datée du 17 avril. Nous l’avons lue il y a quelques jours à M. Atta qui a reconnu qu’elle est bien de sa main, mais n’a pas souhaité, pour le moment faire des commentaires. M. Atta écrit que sa démission prend effet dès la réception de sa lettre par M. Duval.

Le DG démissionnaire souligne 2 points : son désaccord avec les orientations stratégiques de l’actionnaire, qui ne correspondent pas au projet présenté en 2018, quand Gervais Atta a été recruté pour le réaliser.
Il se plaint aussi de ce que « le pilotage à distance de la boite depuis Paris limite le champ d’action du Directeur General que je suis. »
On peut comprendre par cette phrase que M. Atta se dédouane, entre autres, des accusations de « tribalisme ivoirien » qui lui imputaient le recrutement de compatriotes ivoiriens qui ont remplacé les hauts cadres comoriens de la banque. Comme pour enfoncer le clou Gervais Atta, insiste longuement sur la contribution du personnel dans les performances récentes de la banque.

On a cité M. Atta pour la BIC dont la reprise par des intérêts ivoiriens a été annoncée dans la presse spécialisée africaine et dans un récent article de HaYba, bien que la BCC dit réfléchir dessus encore. L’expérience de M. Atta sera-t-elle sollicitée par les autorités comoriennes pour l’une ou les deux banques sous administration provisoire ?

Hayba Fm

La Rédaction

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