Le parlement des enfants mis en veilleuse !

​Au cours de ces deux dernières semaines, plus de 100 enfants de moins de 18 ans ont rencontré les exécutifs des iles d’Anjouan et de Mohéli pour discuter des droits de l’enfant aux Comores. Les anciens jeunes parlementaires choisis en décembre 2014 ont participé à ces travaux et certains de ces jeunes parlementaires ont déploré le non renouvellement des mandats du parlement des enfants par l’actuelle Assemblée de l’Union issue des scrutins de mois de janvier et février 2015.  
 
En vue de favoriser l’éducation à la citoyenneté et la participation des jeunes à la prise des décisions qui les concernent, l’Assemblée de l’Union des Comores avait mis en place le 18 décembre 2014, le Parlement des jeunes. Ce parlement a pour but de :
·        stimuler les jeunes pour l’exercice de la démocratie;
·        mieux comprendre le fonctionnement de l’Assemblée de l’Union ;
·        développer des habiletés en communication orale et écrite;
·         développer des aptitudes intellectuelles et civiques;
·        accroître l’intérêt et la participation à la vie publique;
·        approfondir les connaissances des jeunes sur la procédure parlementaire, le processus législatif et le fonctionnement d’un État démocratique, au contact de spécialistes de l’Assemblée de l’Union ;
·        faire des jeunes, des courroies de transmission des valeurs de la citoyenneté et de démocratie.
 
Ce parlement des jeunes était composé de 33 jeunes répartis ainsi :
 
·        vingt-quatre (24) jeunes âgés de 15 à 18 ans  choisis dans les établissements scolaires identifiés par le Comité de suivi, dans les limites des circonscriptions électorales définies par la loi ;
 
·        neuf (9) jeunes âgés de 18 à 21 ans  représentants des organisations de la société civile des îles autonomes, désignés par les Présidents des Conseils insulaires, à raison de trois (3) par île autonome.
 

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Le parlement des jeunes  était composé d’élèves des collèges, lycées des établissements publics et privés du pays et de l’Université des Comores. La sélection des jeunes s’est faite sur la base des résultats scolaires. Les élèves des établissements scolaires publics et privés ayant obtenu les meilleurs résultats ont été sélectionnés en étroite collaboration avec les chefs des établissements, en fonction de la répartition des circonscriptions électorales. Le mandat de ces jeunes parlementaire etait d’une année. et a pris fin le 18 décembre 2015.
 
Les travaux du parlement des jeunes avaient pris fin le 19 décembre 2014 avec l’élection de Mamdouh Issoufa, élève de 18 ans à l’époque, de Terminale D, de l’île autonome d’Anjouan au Poste de Président du Parlement des enfants. Ce dernier a obtenu son bac l’année dernière et poursuit depuis des études extérieures au Maroc. Ce Président du parlement des enfants a été investi par l’ancien Président de l’Assemblée de l’Union, Bourhane Hamidou, qui avait insisté dans son discours, sur la nécessité d’intégrer dans toutes les politiques de développement du pays, les préoccupations de la jeunesse et surtout la pérennisation de ce parlement des enfants. Les députés de l’Union ont brillé par leur absence aux cérémonies d’ouverture, de fermeture et aux travaux des jeunes parlementaires qui auraient dû bénéficier de leur expérience et de leur encadrement. Cela démontre le désintérêt de nos élus à cette belle initiative louable et aux préoccupations des enfants et de la jeunesse qui est pourtant majoritaire dans ce pays. 
 
 
 
Les jeunes parlementaires avaient, à l’issue de leurs travaux de deux jours, adopté leur règlement intérieur, trois propositions de loi portant sur la nutrition, l’hygiène et les violences en milieu scolaire élaborés en commission.
 
Des propositions de loi qui n’ont jamais été reprises par les députés de l’Assemblée de l’Union. L’adoption de ces propositions de loi avait fait l’objet de vifs débats pertinents en plénière, des jeunes parlementaires qui ont démontré par leurs interventions, leur souci d’améliorer le quotidien de leurs compatriotes. A l’issue de leurs travaux, les jeunes parlementaires avaient compris le fonctionnement de l’Assemblée de l’Union. Ils avaient approfondi leurs connaissances sur la procédure parlementaire, le processus législatif et ont développé leur habilité en communication écrite et orale en rédigeant des propositions des lois et en défendant ces propositions dans l’hémicycle en séance plénière. Une très belle leçon d’initiation à la démocratie de ces jeunes qui n’a pas été renouvelée par les nouveaux députés, préoccupés plutôt par la course aux postes et aux privilèges de cette institution.

Comores droit 

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