Le parti Soma “suggère” au chef de l’Etat de “choisir la voie du référendum”

Le parti Soma de l’ancien gouverneur de Ndzuani, Anissi Chamsidine, a tenu son congrès les 24 et 25 février derniers à Shikoni. Il s’agissait lors de ces deux jours de travaux pour voir la “suite à donner aux assises nationales” et du “choix des alliances” futures du parti.

Le congrès du parti Soma s’est déroulé dans la sérénité et sans entrave, du 24 au 25 février à Shikoni (commune de Mutsamudu). Il s’était penché sur deux questions essentielles : “la suite à donner aux assises” ainsi que “le choix des alliances” que le parti devrait tisser avec d’autres partis. Sur le premier point, Dr Housni Abdou Madi, le secrétaire général du parti, dira lors de la cérémonie de clôture :

ne soyons pas des gens qui ont entendu que des choses se feront et comprendre que c’est effectivement ce qui se fera, mais aidons à mettre en œuvre les bonnes recommandations des assises.

Le président du parti, Anissi Chamsidine, le complétera ainsi dans son discours : “nous avons accepté ce qui a été discuté dans les assises, nous ne savons toutefois pas ce qu’il va suivre. Ce n’est pas le fait de s’asseoir ensemble ou de changer la loi qui fait régresser un pays, mais cela doit aller de pair avec une bonne volonté et une bonne orientation.”

Il y a trois semaines, dans ces mêmes colonnes, le premier soutenait pourtant qu’

il faut cesser de vouloir tout le temps modifier la loi mais appliquer plutôt les innombrables textes qui sont déjà en vigueur, car nous l’avons déjà fait plusieurs fois et cela ne nous a pas apporté de solutions à nos problèmes.

Au sujet des probables alliances, rien de précis n’a été ajouté. Anissi affirmera simplement qu’ “il y a de nombreuses formations qui voudraient s’allier à nous”, rendant grâce à Dieu que cela arrive aujourd’hui, après avoir été “persécutés et avilis par nos adversaires après notre échec aux élections”.

“J’aime Ndzuani au sein de l’Union”

Répondant aux questions de “certains” par rapport à son “refus de se mettre avec les dirigeants anjouanais pour défendre les intérêts de Ndzuani”, mais de “s’allier avec Azali pour tuer la tournante et l’autonomie des îles”, l’ancien gouverneur s’est voulu rassurant. Il a dit “aimer Ndzuani au sein de l’Union des Comores”.

C’est pour cela qu’il a été “chassé de l’île” par les séparatistes sous le régime de Taki, et qu’il a ensuite enfilé une tenue militaire en 2008 pour participer au débarquement de Ndzuani. C’est aussi en vertu de cet amour qu’il a “dirigé Ndzuani dans la paix et l’entente avec Ikililou”, et a “accepté le verdict de la Cour constitutionnelle” malgré la conviction que c’était lui qui avait “remporté l’élection du gouverneur”.

Il serait au final celui qui a “toujours servi l’Etat mais pas des régimes”, et c’est au vu de cela qu’il “ne peut pas se trouver aux côtés de gens qui déprécient la volonté de Dieu [celui de “donner le pouvoir à qui Il veut”] et de Ndzuani au sein de l’Union des Comores”.

A ceux qui se demandaient jusqu’ici dans quel camp au juste se range le parti Soma et son leader, la question a donc sans doute été répondue. Pour Anissi, il ne convient pas en fait de “juger le président Azali aujourd’hui en plein exercice”, mais attendre la fin de son mandat.

C’est donc tout naturellement qu’il défend “la pertinence des recommandations issues des assises”, persuadé que “ni la tournante, ni l’autonomie des îles n’ont été altérées comme le voudraient certains”.

Enfin, Anissi a dit “suggérer” au président de la République d’ “opter pour la voie du référendum”, et que lui et son parti se tiennent “prêts à accepter ce que les comoriens choisiront”.

Sardou Moussa / Alwatwan

1 commentaire sur Le parti Soma “suggère” au chef de l’Etat de “choisir la voie du référendum”

  1. Sambi avait vraiment raison de dire que Anis est un  » broussardramassé d’un profonde brousse » pour lui faire découvrir ce que c’est la politique.

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