Le passé comorien ne doit plus être un talon d’Achille pour le développement de notre pays

Opinion libre: je crois que le peuple comorien doit se tourner vers l’avenir. Beaucoup de combat sont gagnés parce qu’on a pu fournir les efforts nécessaires pour réussir. Maintenant notre plus grand défi est d’apporter au peuple comorien une meilleure condition de vie.

L’émergence est possible
Néanmoins, c’est vrai, ne nous voilons pas la face, notre passé n’est pas si luisant. À ceux qui voudraient qu’on le porte comme un fardeau après avoir fait table rase par le biais des Assises Nationales , je pense que c’est une posture malencontreuse. Il n’est pas si étincelant parce que je me souviens de ces interdictions arbitraires de me rendre à Moroni. Des éléments des forces de l’ordre m’ont arrêté 3 fois de suite pour ne pas me déplacer à la Grande-Comore sous les ordres du Président Sambi.

Même avec une invitation dans une Conférence Nationale réunissant l’opposition et le gouvernement, on m’a refusé le déplacement. Ce n’est qu’en février 2009 que j’ai pu avoir à jouir de m’a liberté de circulation à l’aide d’un proche du pouvoir qui était contre cette injustice à mon égard. C’était pour participer à un Grand meeting de l’opposition contre la révision constitutionnelle de la même année.

Le passé comorien ne doit plus être un talon d’Achille pour le développement de notre pays. Nous ne devons pas le traîner comme un boulet. Il doit nous servir à en tirer le meilleur pour notre devenir. Seulement nous ne devons pas laisser certains crimes, notamment de nature financière, passer dans l’impunité tel que celui de la Citoyenneté Économique. L’État doit accompagner ce changement vers une nouvelle ère par des actions fortes et exemplaires.

HALIDI ABDERMANE IBRAHIM
Ancien premier ministre

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