Le patron de l’Onicor auditionné hier par les députés

Interrogé sur l’héritage de son prédécesseur et sur la situation financière de la société avant sa nomination, Ali Azhar Ahmed a fait savoir que, malgré tout ce qui se dit, l’Onicor était au bord du précipice. «Certes, nous avons hérité de 700 millions de fc, mais la société avait trop de dettes envers ses fournisseurs, soit au total une ardoise de 800 millions de francs. On était obligés de régler ces encours pour pouvoir continuer nos transactions», a-t-il précisé.

 

Dans le cadre de ses activités de contrôle de l’action gouvernementale, l’assemblée nationale a auditionné, hier matin à Hamramba, le directeur général de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz (Onicor), Ali Azhar Ahmed. Pendant plus de deux heures, les députés lui ont posé une série de questions relatives à la gestion, la sécurité et l’avenir de l’entreprise publique. A l’approche du mois de ramadan et de la période des activités coutumières, les parlementaires ont aussi demandé les mesures déjà prises pour éviter à la population une rupture de stock.
Ali Azhar Ahmed a assuré les députés de la disponibilité permanente du riz sur l’ensemble du territoire national. Et d’ajouter qu’à sa prise de fonctions, en juin 2016, la société disposait de deux contrats en date de 2014 de 140 mille tonnes de riz. «Ce contrat court toujours et nous sommes en mesure de vous assurer qu’il n’y aura aucune rupture de stock durant l’année en cours», a-t-il insisté.
Interrogé sur l’héritage de son prédécesseur et sur la situation financière de la société avant sa nomination, Ali Azhar Ahmed a fait savoir que, malgré tout ce qui se dit, l’Onicor était au bord du précipice. «Certes, nous avons hérité de 700 millions de fc, mais la société avait trop de dettes envers ses fournisseurs, soit au total une ardoise de 800 millions de francs. On était obligés de régler ces encours pour pouvoir continuer nos transactions», a-t-il précisé.
Par rapport à la question du député Ben Ousseine sur la contribution de l’Onicor au budget 2017, Ali Azhar Ahmed a émis des réserves. Selon lui, ces deux dernières années, l’office a participé au budget de l’Etat à hauteur de 2,1 milliards pour 2015 et 2,4 milliards pour 2016. Cette année, le gouvernement vient de fixer cette contribution à plus de 3 milliards. «Pour arriver à cette somme, il faudrait que la population consomme 35 mille tonnes de riz de plus cette année», a-t-il répondu.
Pour atteindre cet objectif, le directeur général de l’Onicor n’y voit qu’une seule solution‎ : ‎ donner à la societe la possibilité d’importer et de commercialiser aussi le riz de luxe.
Sur ses projets à court et long terme, Ali Azhar Ahmed a déclaré aux élus que, compte tenu de l’ambition du chef de l’Etat de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030 et du plan quinquennal du gouvernement, l’Onicor dispose aussi d’un plan bien ficelé. Il a dit être prêt à se présenter de nouveau devant les représentants de la nation pour expliquer ce projet.

 

Ali Abdou / Alwatwan

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*