Le patron de SEDACO accuse la BFC de FRAUDE

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Lors d’une conférence de presse ayant eu lieu le jeudi 20 novembre à Moroni, la Société d’Économie et de Développement de l’Archipel des Comores (SEDACO) a évoqué le litige l’opposé à la Banque Fédérale de Commerce (BFC). Le conseiller juridique de l’entreprise accuse l’établissement bancaire d’avoir falsifié une ordonnance de justice afin d’opérer une saisie conservatoire de 23 équipements de la SEDACO.

La BFC aurait fait appel à la justice, et la SEDACO aurait payé les 10 millions, il ne restaient plus que 38 millions à payer. Hors la banque voulait percevoir la totalité du montant exigé soit 48 millions de francs comoriens. Une enquête administrative a été ouverte en Juin dernier devant l’inspecteur judiciaire et l’ordonnance a été reconnue frauduleuse. Malgré cela, la BFC a procédé à la vente des matériels saisis illégalement en présence d’un huissier de justice.

Accompagné de son conseiller juridique, le président de la SEDACO dénonce la manière frauduleuse dont ont été saisis ses matériels. La SEDACO est soutenu par le Mouvement des Entrepreneurs Comoriens (MODEC), qui d’ailleurs appellent les acquéreurs des biens de la SEDACO à aller se faire rembourser car une démarche judiciaire a été lancée suite à cette affaire.

Selon le directeur de la BFC, le gérant de la SEDACO dispose de 5 comptes bancaires dont il n’arrive pas à en rembourser les dettes. Il aurait payé les 10 millions réclamés suite à l’ordonnance de la justice. La dette de la SEDACO s’élève aujourd’hui à 62 millions, un montant constitué d’impayés, de découverts, de taux d’intérêts et de commissions. Le patron de la BFC a reconnu l’erreur sur l’ordonnance qui a aussitôt été rectifiée. D’après l’avocat de la BFC les procédures ont été respectées, et ils comptent poursuivre les opérations de saisies afin de récupérer les 8,268 millions restants au cas où la SEDACO ne serait pas en mesure de payer sa créance.  Selon Maître Chindra, le gérant de SEDACO est un mauvais gérant, il est en faillite et est endetté de partout.

 

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