Le président Azali doit beaucoup à Sambi

Opinion libre: Dictature constitutionnelle.
Le mot peut paraître chocant pour vous intellectuels, mais c’est bien de cela dont il s’agit . En langage populaire, on pourrait résumer par une expression Comorienne très connue , par 《 il y a ceux qui sèment et ceux récoltent ou ceux qui mangent . Si , il y a quelqu’un au monde à qui le président Azali doit beaucoup, c’est indéniablement, l’exe président Sambi , ceci pour deux raison : la première l’apport électoral qu’il a apporté au président Azali , la deuxième c’est ce fameux article 12/3 qu’ a hérité Azali , oeuvre de Sambi et qui se retourne contre lui , permettez l’expression, comme quoi , vouloir confectionner des institutions à sa mesure reste un exercice aléatoire, dans la mesure où le temps peut parfois jouer un tour .
Contrairement aux idées reçues, ceux qui conseillent le président font un bon travail, ils analysent les failles de nôtre constitution et s’en servent comme bon leur semblent . La stratégie qui consistait à laisser dormir la cour constitutionnelle, à ne pas permettre aux députés de 《 monter 》comme on dit chez nous , autant d’éléments qui plaident pour une politique préméditée.
Mais peut on reprocher à Azali de vouloir s’accaparer de tous les pouvoirs ,qui aimerait d’ailleurs les partager , si ce n’est que par la force des choses .

Oui nous sommes en présence d’une période de dictature constitutionnelle dès lors que le constitution le prévoit, par contre ce dont peut déplorer , c’est l’absence de recours dans pareil cas , Azali s’offre une autoroute sans limitation de vitesse , ni radar de contrôle , il nous reste les yeux pour pleurer , le seul espoir est que cette dictature constitutionnelle est circonscrite dans le temps , et encore faut il avoir les ressorts nécessaires pour s’opposer à un éventuel référendum, ça c’est une autre histoire.

Attention à l’excès de vitesse monsieur le président car tout excès est dangereux, consomez le pouvoir avec modération.

Daoud Halifa

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*