Le président Azali tente d’apaiser l’atmosphère

A Koimbani dans le Oichili où il a conduit la prière de vendredi, le chef de l’État évoque l’idée d’une alternance et son souhait de vouloir léguer un pays bien plus meilleur que celui qu’il aurait hérité. Des propos visant à calmer ses adversaires qui l’accusent de vouloir, par l’entremise des assises, réviser la constitution dans le seul but de se maintenir au pouvoir.

Le président de la République continue à promener son bâton de pèlerin pour son projet d’émergence à l’horizon 2030 mais aussi pour les assises nationales. Dans la ville de Koimbani Oichili, où il a eu la ferveur de la population, Azali Assoumani s’est montré plus conciliant dans ses propos. Évoquant pour la première fois depuis l’avènement des assises l’idée d’une alternance. « Je suis parmi ceux qui continue à croire à l’alternance politique. Et qu’à peine l’on soit investi, il faut d’ores et déjà penser à sa sortie. Si l’on veut vraiment sortir sous les huées ou si l’on veut sortir la tête haute », a-t-il déclaré.

Dans son discours visant à baisser l’atmosphère délétère de ces derniers jours avec la monté des enchères verbales entre pro et anti assises nationales, le président dit vouloir léguer à son successeur potentiel un pays avec une situation beaucoup plus meilleure que celui qu’il a hérité en 2016 ». Le locataire du palais de Beit-Slam, parlant des assises nationales, laisse entendre qu’il ne faut pas transiger dès lors que l’intérêt général est en jeu.

« Quand nous nous sommes rendus à Fomboni pour nous réconcilier. Vous constatez sans doute qu’aujourd’hui ceux qui ont bénéficié des retombées de ces accords n’ont même pas été dans les travaux préparatoires de ces accords », a-t-il dit. Une allusion à peine voilée à ses prédécesseurs directs, Sami et Ikililou. Et de hausser le ton en mettant en garde contre toute tentative de trouble de ce rendez-vous politique. « Les assises sont organisées pour le bien du peuple comorien, et ceux qui sont contre n’ont pas intérêt à les gâcher, surtout au moment où la communauté internationale sera présente ».

Sur l’estrade du foyer Nour-Elzaman où le public a répondu présent et en masse, le notable Ibrahim Cheha et le gouverneur Hassani Hamadi prêteront mains fortes au président de la République. Quand le premier récite les projets d’infrastructures routières faites par Azali I pour désenclaver des villages, jusque là coupés du reste du monde, le second s’est lancé dans une longue plaidoirie de l’émergence. « L’émergence, c’est une vision, visant au bien être de la population. Et cela ne sera pas possible si nous ne nous asseyons pas pour fixer ensemble le cap », a déclaré le gouverneur de l’île de Ngazidja. Et de continuer : « si hier on était contraint de vivre dans l’obscurité pendant plusieurs années et qu’aujourd’hui en quelques mois, on est sortie de cette situation, soyons reconnaissants », a-t-il martelé.

Peu avant lui, le notable Ibrahim Chaha livre avec lyrisme sa part de compréhension sur ce qu’il attend de l’émergence : « l’émergence, c’est l’éducation, je ne vous apprends rien si je vous dis qu’il est le père de l’université des Comores, l’émergence c’est la santé, il vient avec le projet de construire le grand centre universitaire hospitalier d’El Maarouf. L’émergence ce sont les infrastructures routières, vous voyez l’exemple ».

A noter que le président Azali a fait d’une pierre deux coups, en profitant de ce meeting qui ne dit pas son nom, pour annoncer de la réfection de la route qui mène de Koimbani vers le carrefour de Chomoni. Et dont la signature de la convention s’est déroulée au même moment entre le ministère des finances principal bailleur et l’entreprise adjudicataire.

LGDC/M.B

1 commentaire sur Le président Azali tente d’apaiser l’atmosphère

  1. Il est temps de se donner de la confiance,laisser AZALI terminer son mandat,la suite on le verra après.Soit il sera applaudi soit il sera maudit.je ne vois pas la raison de toujours voir la charrue devant les boeufs,surtout vous les grands comoriens c’est votre mandat; encourager-le à faire le bien

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