Le Président de la République donne 4 jours aux dirigeants de la Ma-Mwe pour lui dire tout sur la société et lui faire des propositions pour offrir de la lumière à la population de Ngazidja.

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« Vous avez juste quatre jours pour me dire tout sur la Ma-Mwe et me faire de véritables propositions pour offrir de la lumière à la population de Ngazidja »

C’est ce qu’a déclaré le Président de la République à la délégation de la Ma-Mwe conduite par le Directeur Général de la Société qu’il a reçue à Beit-Salam ce lundi 14 janvier 2013, en présence du Vice-président en charge de l’énergie, du Directeur de Cabinet chargé de la Défense et d’un certain nombres de membres du Cabinet présidentiel.

En convoquant les dirigeants de la Ma-Mwe, le Président de la République a voulu leur rappeler d’abord que l’Etat ne pourra pas éternellement assister la Ma-Mwe et ensuite que la direction doit faire des propositions sérieuses, réfléchies, pour que le problème de l’énergie trouve une solution définitive.

Le chef de l’Etat a fait remarquer que, certes, dans les îles la situation n’est pas idéale mais les sociétés arrivent à honorer leur carburant à hauteur de 70 % pour Anjouan et 50% pour Mohéli.

« Il est grand temps qu’on se dise la vérité sur la situation réelle de la Ma-Mwe » a insisté Dr IKILILOU Dhoinine avant de préciser : « vous devez être en mesure de nous dire avec exactitude le nombre de vos abonnés, quelle est la quantité d’énergie que vous produisez et quelle est la quantité que vous vendez, combien vous recouvrez par mois, autant de questions qui doivent avoir de réponses claires sans lesquelles, je ne vois pas comment la société pourra sortir de son état de léthargie » Il a ajouté que sans amélioration de la situation de la société, ceux qui y travaillent ne sont pas en sécurité dans leurs emplois.

Le Président de la République a intimé aux dirigeants de la société à engager une véritable lutte contre la fraude ajoutant que l’Etat est disposé à faire sécuriser les contrôles par des militaires.

Pour sa part, le Vice-président en charge de l’énergie a expliqué que même si des efforts sont effectués, le diagnostic établi ne permet pas d’espérer une amélioration dans l’immédiat car les révisions de certains groupes électrogènes ne sont pas faites, le nombre de clients n’est pas connu avec exactitude, l’impunité perdure encore dans la société et les factures continuent à ne pas être distribuées comme il se devait et le taux de recouvrement reste faible. Selon lui, il est difficile pour la société de s’acquitter de ses obligations dans ces conditions.

De son côté, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat s’est étonné que chaque fois qu’on évoque les difficultés de la Ma-Mwe, la société propose toujours l’augmentation du prix du kw/h mais ne touche jamais aux avantages des agents. Il a toutefois manifesté sa volonté de mettre de militaires à la disposition de la société lors des contrôles.

Le Directeur Général de la Ma-Mwe a, quant-à-lui, reconnu toutes ces faiblesses, notamment dans la gestion et la production qui sont indissociables l’une de l’autre. Il a rappelé que si en 2003, six groupes électrogènes permettaient d’éclairer toute l’île de Ngazidja, 24/24 heures, aujourd’hui, avec les deux centrales qu’il a héritées, les délestages sont incontournables car les groupes produisent très en deçà de leurs capacités et la fraude augmente.

« Nous avons entamé des contrôles inopinées chez les gros consommateurs d’énergie. Des efforts sont faits dans le recouvrement et nous avons commencé à inverser la tendance puisque nous sommes partis de 49 de recettes à un peu plus de 90 millions par mois et nous sommes déterminés à maintenir ce cap » a conclu le Directeur Général de la Ma-Mwe.

 

Source: Beit-salam

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