Le Radhi appelle à un référendum de toute urgence

Le secrétaire général du parti Radhi a réagi lui aussi à la décision du chef de l’Etat de transférer les compétences de la Cour constitutionnelle à la cour suprême. Houmed Msaidié appelle de toute urgence à la tenue d’un référendum pour régler ce problème.

Les réactions s’enchainent suite à la décision prise par le président de la République de transférer les prérogatives de la Cour constitutionnelle à la Cour suprême. Hier mardi, c’était au tour de Houmed Msaidié, le secrétaire général du parti Radhi, de contester la décision d’Azali. Pour lui, la décision du chef de l’Etat est une réponse à la crise qui prévaut à la cour constitutionnelle depuis un an: « L’acte en soi du président de la république n’est mentionné nulle part dans la constitution. Et sur place, les débats des constitutionalistes sont ouverts. Mais nous, on dit que c’est une réponse à la crise constitutionnelle qui la paralyse depuis un an », déclare Houmed Msaidie.

Le secrétaire général du Radhi estime que la seule réponse à cette crise de la Cour constitutionnelle est la tenue d’un référendum dans les meilleurs délais: « Le référendum devient de plus en plus urgent. Le peuple souverain doit s’exprimer et choisir ce qu’il veut. Soit il accepte que la Haute cour soit une chambre à la Cour suprême, soit il refuse. On veut sortir du provisoire et aller vers le permanent », poursuit-il.

Dans cet état d’esprit, Houmed Msaidie appelle le président de la république à inviter les partis politiques pour échanger sur le référendum, s’il doit avoir lieu. Il s’est dit étonné quant à l’attitude des trois juges nommés de la Cour constitutionnelle. Il dit regretter que depuis le début de cette crise, ces derniers ne se soient jamais manifestés. « Face à une telle crise, ils auraient dû descendre dans la rue et demander la nomination des cinq autres membres manquants, comme dans les grands pays ! Mais sortir un communiqué pour dire qu’ils restent jusqu’à 2020, ce n’était vraiment pas le bon geste », dit-il.

Quant à la solution de l’Union de l’opposition de compléter la Cour constitutionnelle, il reste convaincu que ça serait vu aussi comme un geste anticonstitutionnel: « La loi organique relative aux compétences de la Cour constitutionnelle votée par le Parlement montre que les membres de la Cour doivent prendre leurs fonctions 8 jours avant et prêter serment 30 jours après. Et tout cela ne peut être possible que si on remonte le temps », conclut-il.

Le débat est loin d’être fini sur la « décision » du président de la République. Certains disent que le président a agi dans le cadre de ses fonctions. Pour d’autres, par cet acte, le président de la République modifie de manière irrégulière la constitution. L’acte ayant été accompli, la question reste maintenant de savoir quelle sera l’issue ce cette imbroglio politico-juridique.

Mohamed Youssouf / LGDC

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