Le Radhi poursuit son alliance avec l’Updc et Orange

la gazette des comoresLe Radhi, l’Updc et Orange, alliés. C’est ce qu’a affirmé ce parti, mardi dernier, au cours d’une conférence de presse à Moroni.

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En conférence de presse, mardi, le Radhi a réaffirmé son alliance avec l’Updc, le parti du président Ikililou, et Orange de Kiki. Cette alliance, toutefois, n’a que pour principal fondement le respect de la tournante.

Le Radhi qui garde sa liberté, du moins de parole, a dit son désaccord vis-à-vis du pouvoir, s’agissant de la gouvernance actuelle marquée par un chômage excessif, une misère sociale grandissante avec les arriérés de salaires, la gestion « scandaleuse » de l’hôpital El Maarouf. Le Radhi dit avoir des solutions à tous ces problèmes et dit sa disponibilité à entrer au gouvernement si on le lui demandait.

« Le principal fondement de cette alliance est le respect de la tournante » a déclaré Houmed Msaidié, secrétaire général de Radhi, qui n’exclut aucun parti dans ses alliances pourvu que la base soit le respect de la tournante.

Houmed Msaidié appelle à un front républicain pour préserver la tournante, gage de stabilité et de paix sociale dans le pays, selon lui. Avec ce trait d’ironie qui le caractérise, le chef du Radhi estime que l’ancien président Sambi, qui nourrirait des ambitions présidentielles en 2016, pourrait être candidat « au poste de vice-président ou de gouverneur de l’île d’Anjouan ».

Si le Radhi se dit prêt à entrer au gouvernement si on le lui proposait, il dit ne pas partager la politique actuelle de ce gouvernement. « Nous avons des choses à dire sur l’énergie, le pouvoir ne fait aucun effort pour endiguer le chômage, sans compter le retour des arriérés de salaire », a martelé l’ancien chef de la Crc avant de créer le Ridja.

« Nous allons entrer en discussion avec l’Updc pour apporter des solutions aux problèmes cités plus haut et si ça ne donne rien, nous pourrons cesser notre rapprochement », a fait savoir l’ancien député.

Parlant des dernières élections, il a dit n’avoir pas senti la moindre intention du gouvernement à contourner les résultats. « Il y a bien eu quelques dérapages mais qui provenaient des candidats eux-mêmes », a-t-il fait observer.

Le leader du Radhi se dit « satisfait » des résultats (un député aux législatives) de son parti, rappelant que le parti n’avait pas encore un an d’existence au moment d’aller à ces élections. Le Radhi a un député, un suppléant, un conseiller et « 50 conseillers municipaux dont deux anjouanais ».

Faïza Soulé Youssouf/LGDC

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