Le Rdc risque l’implosion

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Le Rassemblement des démocrates des Comores (Rdc) de Mouigni Baraka Said Soilihi est secoué par une crise interne après la décision contestée de son leader de déserter les partielles au profit de Mohamed Ali Soilihi. Ce parti risque une énième implosion qui pourrait, cette fois, lui être fatale.

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Presque deux ans après son officialisation, le Rdc n’en finit pas avec les querelles intestines entre ses leaders. Une guerre de chefs que le parti du gouverneur sortant de l’île de Ngazidja nous a habitué, surtout à chaque rendez-vous électoral.

Après la brouille avec Ali Hamisse, pourtant un des ténors du parti, qui a provoqué sa démission, le désaccord entre le bureau politique et le secrétaire général du parti pour le successeur de Mouigni au palais de Mrojou, siège du gouvernorat, les choses pourraient cette fois-ci devenir encore plus difficiles et le parti risque de partir en lambeau.

Surtout après la décision plus qu’étonnante de Mouigni Baraka de se désister pour soutenir Mohamed Ali Soilihi lors des partielles à Ndzouani. Une décision contestée au plus haut sommet du parti et qui est susceptible d’entraîner vers la sortie, beaucoup de monde.

A commencer par Djaé Ahamada Chanfi, secrétaire général du parti qui a manifesté dans nos colonnes son refus et qui s’est désolidarisé de la décision du président d’honneur du parti, pour apporter son soutien au candidat Azali Assoumani.

La querelle interne nourrie par cette décision de la part d’un candidat en lice s’est vite transformée en dérapage verbal entre membres du bureau politique. Qui parle véritablement au nom du Rdc ? C’est la question qui taraude bon nombre de militants qui assistent, impuissants, à la déperdition à petit feu d’un nouveau né aux ambitions pharaoniques.

Contacté par La Gazette des Comores /Hzk-presse, Mohamed Soulé Islame qui mène le front anti-Djaé persiste et signe : l’ancien vice-président de l’Assemblée « n’a pas un mandat pour parler au nom du Rdc ».

Cet ancien commissaire de l’île cite une réunion régionale qui aurait rassemblé « toutes les structures de base du parti et qui entérine le mot d’ordre du président d’honneur du parti ».
Alors que le secrétaire général accuse ce dernier de ne pas avoir sa carte d’adhésion, M. Soulé Islam rétorque : « Comment pourrai-je être membre du bureau politique sans carte d’adhésion ». Ce parti encore très jeune ne risque-t-il pas l’implosion.

Maoulida Mbaé / LGDC

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