Le référendum : la mèche d’une bombe de frustration

Pendant que l’opposition nous rassure de boycotter le referendum par tous les moyens, le président Azali nous promet, vaille que vaille, il en aura peu importe que le sang sera le prix à verser. A preuve, la campagne entre dans Sa dernière carrée avec son lot de prisonniers politiques. Eu égard, tout opposant se demande est ce que demain ce ne serait pas moi le suivant.
Bien évidemment, ce referendum n’a pas manqué de trésorerie puisque rien que sur les 40 Millions d’euro de dette contracté auprès de laTrade and Development bank les 25 Millions seulement sont semble t-il destinées à la construction d’el marouf. Et pour les 15 millions restantes, ne cherchons pas à soulever le caillou au risque de tomber nez à nez avec le grand serpent qui tapisse à beit salam.

En clair, tout cela n’empêche de dire qu’on est en présence d’une opposition qui aime le spectacle. Où est sa vision stratégique et son projet de société? Autant de discours qui raisonnent avec un non lieu du referendum sans offrir un choix véritable à l’électeur comme alternative qui fixe les étapes à suivre pour conduire les Comores vers le changement et le développement .
Une opposition qui aime l’hostilité avec le régime dictatorial d’Azali au lieu de s’entendre avec le peuple pour isoler le pouvoir.
Que cette opposition nous scande qu’il n y aura pas d’élection sans le rétablissement de la cours constitutionnelle, il faudrait aussi qu’elle formule que même rétablie dans ses fonctions, cette cours ne nous serait d’aucune utilités s’elle n’est pas précédé d’un toilettage de la classe politique qui l’a rendu malade.

En outre, du moment que le pouvoir judiciaire s’est agrippé a l’exécutif et en absence de tout ordre constitutionnel, le colonel Azali sans garde fou compte sur les forces de l’ordre qu’il va déployer dans tout l’étendue du territoire pour imposer son projet charnière .une manière de dire que cette fois ci ce ne sont pas des urnes qu’on envoie dans nos villages mais bien au contraire , ce sont des tombeaux pour la mort de la démocratie et la disparition de la cohésion sociale.

Enfin, Cette referendum promet de marquer durablement histoire des Comores. Autant qu’il ne repose pas ni sur la légalité ni sur aucune légitimité, la question qu’on se pose, la date du 30 juillet 2018 sera t-elle celle de la victoire de la dictature d’Azali ou celle du début de la fin de son règne ? Pour bien manier cette question j’attire l’attention de tous nos patriotes : rester à la maison le 30 juillet c’est laisser le champ libre à la dictature d’Azali. SOYEZ TOUS PRESENTS DEVANT LES BUREAUX DE VOTE POUR ORGANISER LA RESISTANCE ET LA REVOLTE .ENTONNEZ LHYMNE NATIONALE. CRIEZ « ABAT LA DICTATURE, AZALI DEGAGE », la suite on la connait tous.

Par Cap Patrie

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