Le secteur privé sensibilisé sur la modernisation de la douane

La douane moderne est au cœur d’un atelier de deux jours organisé à Moroni par l’organisation mondiale des douanes (OMD) au bénéfice de ses partenaires et du secteur privé. L’atelier fait suite à celui de mars dernier placé sous le signe du dialogue entre administration douanière de la région Afrique australe.

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Le secteur privé et les partenaires de l’administration douanière comorienne, en atelier à Moroni, ont été sensibilisés sur les avantages d’une douane moderne dans le cadre des multiples réformes recommandées par l’organisation mondiale de douanes (OMD) et qui visent garantir un dédouanement rapide et peu coûteux pour les opérateurs.

Pour Bernard Zbinden, secrétaire général de l’OMD, l’introduction de ce concept est nécessaire, surtout dans des pays où les recettes douanières représentent 80% du budget de l’Etat.
Aux Comores, par exemple, « les choses ne doivent pas en rester là », a dit M. Zbinden, précisant que la douane ne doit pas être prise comme le moteur de l’économie d’un pays mais plutôt comme un grand contributeur.

« La douane moderne se doit de décloisonner ses relations avec les opérateurs du commerce international, de développer la concertation, le dialogue, l’échange d’expertise et de savoir-faire, de promouvoir l’échange d’information et la coopération (…) en supprimant les duplications et en organisant les interactions », a indiqué Moustoifa Said Soimih, directeur général des douanes des Comores.
M. Soimih suggère une révision des fondamentaux de l’administration douanière tout comme ses partenaires qui « se doivent de mieux appréhender la douane, ses missions et ses enjeux ». Il lance un appel au secteur privé pour intégrer « les multiples facettes du rôle de la douane », ce qui est nécessaire pour un partenariat équilibré », selon lui.

Pour rappel, l’OMD regroupe 180 administrations douanières. L’assistance aux membres dans leur processus de réforme et l’identification de meilleures pratiques sont parmi les rôles de cette organisation.
Maoulida Mbaé/ LGDC

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