Le service de traduction du Mirex dans le collimateur

Le service de traduction du ministère des relations extérieures rattrapé à son tour par le démon. Ce service opérerait dans l’opacité totale, notamment pour les frais de traduction de documents délivrés sans quittance ni reçu. Ce qui constitue un grave manquement aux principes et règles de transparence instaurés dans les différentes régies du service public.

Le ministère des relations extérieures n’en finit pas de révéler ses secrets. L’opacité dans laquelle opérerait le service de légalisation et celui de la traduction de documents, sans quittance ni reçu, a été révélée au grand jour, par le personnel lui-même, aboutissant à la fermeture durant 3 jours de ces services pourtant très sollicités.

D’après une source proche du ministère, certains services délivrés n’ont aucune traçabilité faute de délivrance de quittance ou reçu justifiant les recettes encaissées. Plusieurs dizaines de millions échappent ainsi au circuit normal de la comptabilité, alors que c’est le service le plus sollicité du ministère, « pouvant faire rentrer près d’un million par jour », précise notre source.

Des millions de nos francs qui s’évaporent dans la nature et qui ne figureraient sur aucun registre. L’affaire pourrait révéler plus de mystères sur le système d’opacité qui entoure non seulement ce service mais bien d’autres qui échappent à tout contrôle de l’autorité publique en matière financière et comptable.

L’autre affaire qui risque de ternir l’image de ce département, serait le sort réservé aux véhicules affectés au protocole (gracieusement offerts à l’État par des pays amis dont le Royaume de Maroc). Cinq ans après, ces véhicules dont Me Fahmi Said Ibrahim à l’époque chef de la diplomatie comorienne avait négocié fort sont restés l’ombre d’eux-mêmes. On apprend par la suite que les moteurs d’origine ont été enlevés ne laissant que des carlingues qui sont bons à la casse.

Des affaires qui en disent long sur la manière dont fonctionnent certains services de l’État qui échappent à tout contrôle, et devenus pour la plupart des vaches à lait sous le regard passif de la hiérarchie.

On se rappelle de la cérémonie de passation de pouvoir de l’actuel secrétaire général du ministère qui avait centré son intervention sur la nécessité de réhabiliter l’image du ministère qui a été semble-t-il perdue. Le premier administrateur du ministère avait insisté d’être informé en amont de tout. Avec ces affaires en série, il risque d’être rattrapé par son discours musclé d’alors. A moins qu’il porte l’affaire en justice pour se laver de tout soupçon de malversation ou détournement de biens publics.

Maoulida Mbaé / LGDC

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