Le tourisme est l’un de moyen de développement de notre économie et de lutte contre le chômage

« Le renoncement est leur seconde nature. Ces gens –là pratiquent à l’égard de ce qu’ils appellent la coopération internationale le culte des adorations de Moloch : ils honorent leur dieu dévorant, en lui sacrifiant ce qu’ils ont de plus précieux. » Général Charles De Gaulle cité par Raymond Tournoux dans le « Le feux et le cendre, les années politiques du Général De Gaulle 1946-1970 » éditions Plon 1979 Nous souhaitons une bonne fête de l’Idi el Fitr à tous les musulmans du monde entier plus particulièrement les Comoriens et les comoriennes qui ont jeûné pendant le mois sacré du ramadan, dans l’obscurité, l’absence des routes avec les difficultés liés au retard ou le non paiements des salaires des fonctionnaires.

Le tourisme
Nous prions à Dieu le tout Puissant d’agréer nos jeûnes et nos invocations et Pardonne nos pêchés. Après le mois sacré de Ramadan, les Comoriens, reprendront leurs vies quotidiennes et se préparent au changement de régime au cours des prochaines élections des gouverneurs et des présidentielles de l’union en 2016. Le peuple Comorien ne doit pas perdre de vue ces élections qui détermineront leur condition de vie dans au moins cinq ans. La misère, l’absence des routes, de l’électricité, pas de santé, pas d’écoles, les retards de paiements des salaires et d’autres ne sont pas une fatalité divine mais dû aux manques de courages et des visions de nos dirigeants d’hier et d’aujourd’hui.
Pourquoi le retard des paiements des salaires des fonctionnaires 
 Depuis l’indépendance de notre pays, nous vivons, quel que soit le régime, à divers rythme, aux retards ou non-paiement des salaires des fonctionnaires.
Ce retard des paiements prend en otage toutes les activités économiques de notre pays. Or il n’y a pas de miracle ni une malédiction Comorienne à ce fléaux. Car nous sommes le seul pays du sud de l’Océan Indien qui n’arrive pas à payer régulièrement ses fonctionnaires.Le meilleur remède à cette maladie qui est devenuchronique n’est ni la vente de nos passeports à des inconnus potentiellement dangereux, ni la mendicité ou des emprunts mais avoir notre propre monnaie nationale. Nous sommes un pays indépendant depuis quarante ans et la monnaie fait partie de notre souveraineté nationale. La monnaie est l’oxygène d’un pays et sans elle,aucun pays ne peut survivre et espérer se développer.
Nous sommes l’unique pays de l’Océan qui n’a pas sa propre monnaie nationale c’est l’une des raisons que nous sommes le dernier dans tous les domaines (Economique, santé, éducation, sport, tourisme etc.) de la région sud de l’Océan Indien. Car nous sommes le seul pays qui utilise des devises, monnaies étrangères, CFA, pour payer nos salaires et faire fonctionner notre économie. C’est un choix de nos dirigeants politiques d’hier et d’aujourd’hui qui consiste à satisfaire et enrichir l’ancien colonisateur au détriment de nos intérêts économiques, de la survie de notre jeune nation. Nous devrons faire le choix inverse afin de sauver notre pays, en faisant comme l’île Maurice, les Seychelles et tous les pays indépendants qui paient leurs fonctionnaires avec une monnaie nationale et l’utilise comme le levier de l’économie et du développement.
Le temps du néocolonialisme ou de la collaboration servile avec l’ancien colonisateur est révolu.
Pourquoi l’absence totale de l’électricité ?
 Il est surprenant que depuis l’arrivée au pouvoir du feu président Mohammed Taki Abdoulkarim en privatisant l’EDC en CEE, jusqu’alors on vit dans une crise d’énergie permanente. Le régime se succède mais la crise d’énergie reste non résolue. Cette situation nous amène à poser la question simple, comment avait fait le feu Président Ahmed Abdallah Abdéremane, pendant onze ans sans crise d’énergie ? Après quatre ans dans l’obscurité ce régime, qui est à quelques mois de la fin, nous promets dans « dix-huit mois la fin de la crise d’énergie » Il nous promet le bonheur après leur disparition. Nos dirigeants d’aujourd’hui veulent nous faire croire que l’idée de fiouls lourds, est une découverte récente. Or depuis le régime d’Ahmed Abdallah Sambi, on a aussi parlé des fiouls lourds mais juste dans le projet paradisiaque. Peut-on comprendre qu’un Etat qui se respecte continue à fonctionner sans électricité, même, jusqu’au sein de l’administration publique ?
Peut- il y avoir d’autre priorité pour un Etat que ses propres moyens de fonctionner ? Les négligences de nos dirigeants d’hier et d’aujourd’hui ne sont-ils pas dans le but de rendre la vie des Comoriens, tant administratif et social insupportable afin de leur faire regretter leur choix d’indépendance? On constate qu’au lieu de rendre le problème de l’électricité une priorité nationale, nos dirigeants se contentent d’acheter pour eux-mêmes des groupes électrogènes. Au lieu d’investir la manne financière laissée par la vente de nos passeports dans le domaine de l’énergie, nos dirigeants ont préféré laisser cet énorme somme dans une citerne pour payer les fonctionnaires. Or ces derniers ne peuvent pas travailler convenablement sans électricité.
 Pourquoi l’Etat à délaisser les infrastructures routières ? 
 Les dirigeants Comoriens d’hier et d’aujourd’hui, au lieu d’attaquer le problème en face afin de faciliter la vie de ses citoyens, préfèrent l’ignorer. Nos dirigeants utilisent les moyens de l’Etat pour s’octroyer des 4×4 et use une politique régionale macabre. On fait des efforts pour soi, comme si ils sont élus pour faire des routes ou d’hôpitaux, de leur ville ou village, de leur région ou île. Le peu de moyens que dispose notre jeune nation aurait largement été suffisant si on avait mobilisé notre armé national de développement (AND) dans les travaux des infrastructures routières. L’armée nationale doit être le fer de lance d notre développement et de la défense de nos frontières.
 Le problème de chômage des jeunes 
 Notre pays est laissé en lambeau par nos dirigeants d’hier et d’aujourd’hui.il y a beaucoup des jeunes qui sortent des universités des Comores et étrangers sans travail, et surtout sans espoir d’y trouver un jour dans le pays. Au cours des dix-sept dernières années, aucun investissement de l’Etat en faveur de la création de l’emploi de nos jeunes n’a été réalisé. Or nous avons la terre à cultiver, la mer à pêcher et des hôtels à bâtir pour favoriser les tourismes.
 L’agriculture doit être valorisé et soutenu afin de permettre notre autosuffisance alimentaire. C’est l’un d domaine pourvoyeur d’emploi, surtout des jeunes. Nous pouvons, produire au niveau national des riz, des bananes et des maniocs et d’autres au lieu d’importer. Nous devons savoir que 10% de nos importations sont basés uniquement du riz que nous pouvons exploiter dans notre pays. .
 Le tourisme est l’un de moyen de développement de notre économie et de lutte contre le chômage. Pour relancer le tourisme, nous devons se mobiliser sur trois piliers, les infrastructures hôtelières, le transport (aérien et maritime) et les sites touristiques (plages, forêts, monuments historiques). Nous sommes en retard dans tous les domaines au niveau touristique, plus particulièrement sur les infrastructures hôtelières.
Nous devons mobiliser la jeunesse et l’armée nationale de développement (AND) dans les constructions des hôtels et des logements sociaux. Pour les transports aériens, nous devrons remettre à vie la compagnie nationale Air Comores,en faisant d’abord des leasings des avions pour exploiter nos lignes nationales et internationales. Ceux –ci permettront à la fois de faciliter la vie de la forte communauté Comorienne de la diaspora et lancer le tourisme. Pour le transport Maritime, nous devons redonner vie à l’ancien Socopotram, car nous ne pouvons pas confier nos ports et aéroports à des étrangers Par ailleurs, nous ne croyons au dogme du Fonds Monétaires internationales (FMI) qui consistent à tout privatiser.
 La pêche, l’une de nos plus grandes richesses, et la mer, qui sont laissées sans contrôle,exploiter par l’union Européenne et des braquages des marins des passages dans nos eaux territoriales.
Nous devons exiger la présence d’au moins de quatre Comoriens par bateau qui pêche dans nos eaux territoriales. Nous n’avons pas le droit de brader notre ressource halieutique. Ceux-ci nous amènent à revoir les accords de pêche avec l’union Européenne. Il n’y a pas de fatalité pour les Comoriens, il nous faut juste oser de se prendre en charge
 « Il n’y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser. » Nicolas Sarkozy ancien président de la république Français dans son livre « témoignages » 
 Les élections qui pointent, après 40 ans d’indépendance donneront le choix aux Comoriens de tourner la page de la gestion de l’Etat, basé sur la mendicité et de la dépendance vis-à-vis de l’ancien colonisateur. Il nous faut un changement total, de mentalité, de la refonte de l’administration publique,et de gestion de l’Etat et la mise à plat des chômages en générale et surtout des jeûnes. Nous pouvons le faire à une seule condition, celle de le vouloir, en ayant notre monnaie nationale, en supprimant les superstructures de notre Etat et en rendant le travail obligatoire et de quarante-cinq heures par semaines. Chacun d’entre nous sera libre de choisir de travailler ou d’étudier ou d’être à la retraites mais pas au chômage. Ce voie est loin d’être celui de ceux, hier et aujourd’hui, ont maintenu notre pays dans un système de dépendance et de la mendicité. C’est pourquoi les élections de 2016 marqueront les premières étapes d’une nouvelle ère de notre jeune nation. Ensemble nous pouvons sauver les Comores. Que Dieu bénisse les Comores et les Comoriens
Said Ahmed Said Abdillah 
 Président du Parti Comores Alternatives (P.C.A) Candidat aux élections Présidentielles de l’Union des Comores en 2016

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