Le vote à l’étranger : Impliquer tous les comoriens aux choix de leur destinées

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L’idée de la participation en 2016 des Comoriens à l’étranger aux élections du président de la République fait son chemin. Ce droit de vote élevé au niveau constitutionnel n’a jamais été jusqu’ici suivi des textes autorisant son application et des décisions budgétaires le permettant.

Prévue d’être appliquée en France, cette nouvelle donne n’est pas sans conséquences sur le paysage politique des Comores. Elle va provoquer des changements profonds sur la morphologie des électeurs et influer sur la nature des relations entre la France et les Comores.

Cette implication est perçue par la classe politique comme une aubaine. Les décideurs croient que la forte mobilisation de la diaspora dans les grandes messes politiques en France va se manifester automatiquement lors du vote avec le même enthousiasme et avec la même discipline de regroupement régional. Ce vote est supposé suppléer à la forte abstention au pays provoquée par l’érosion de la crédibilité politique.

La diaspora comorienne se positionne avec l’esprit des valeurs de la gauche et de la droite françaises et avec les nuances politiques que permettent les idéologies en France. Rien ne peut prédire le même comportement des électeurs comoriens à l’étranger dans une élection nationale qui obéit à d’autres règles. Ici, les électeurs ne votent plus par référence aux projets de société et aux visions de l’avenir. Peut-on par ricochet espérer de ce vote une influence de l’environnement politique en France dans l’élection nationale ?

La diaspora en France a ses atouts maitres. Elle apporte au pays plus du triple des investissements étrangers, le double du budget de l’Etat comorien pour entretenir les familles. Fait exceptionnel en matière d’immigration, près d’un tiers de la population comorienne vit et travaille en France.

Mais en dehors des transferts financiers, la diaspora projette une image positive du pays, par l’excellence qu’elle apporte à la France en matière de culture, de sport et de musique. De plus en plus de franco-comoriens s’impliquent dans les élections en France. Ces élus peuvent travailler à l’apaisement dans les relations historiques entre les deux pays, et jouer les relais pour aider au développement par le biais des régions et communes. Toutes ces emprises auront plus d’impact aux Comores si ces milliers de personnes obtiennent le droit d’influer sur les destinées du pays.

La loi va déterminer maintenant les modalités de vote des comoriens établis hors des Comores. Il sera plus aisé et plus sûr, qu’ils votent, selon les cas, soit directement dans un bureau de vote ouvert dans une ambassade ou un poste consulaire, soit dans leur commune d’inscription aux Comores avec la fiabilité du recensement que de telles libertés commandent.

L’inscription sur la liste électorale consulaire devrait être automatique pour tous les comoriens inscrits au registre des comoriens établis hors des frontières. Les élections pour lesquelles les comoriens établis hors des Comores peuvent voter dans une ambassade ou un poste consulaire sont bien évidemment l’élection du président de la République, le référendum, et dans un avenir proche l’élection de leur représentant à l’Assemblée de l’Union avec le débat profond sur le nombre de «circonscriptions» qui leur seront accordées.

De nombreuses questions seront soulevées et des défis sont à relever pour rendre ce vote effectif, surtout sur les modalités d’inscription des élections, les conditions du vote par procuration, son établissement, etc.…

Toujours est-il que ce vote de la diaspora permettra d’impliquer tous les comoriens où qu’ils vivent sur l’avenir de leur pays. Ils deviendront plus exigeants envers leurs dirigeants politiques, puisque comptable de leur gestion, et la plupart sortiront de l’isolement dans lequel le pays les avait injustement confinés.

 

 Ali Amir Ahmed

1 commentaire sur Le vote à l’étranger : Impliquer tous les comoriens aux choix de leur destinées

  1. CONTRE LA TOUENANTE.

    Rappelons que la tournante a déjà produit un bon nombre de dégâts, et a mis aussi plusieurs citoyens dans la misère sous prétexte qu’elle allait pacifier le pays.

    De nos jours, avec l’enrichissement sans cause des hommes et femmes politiques comoriens de plus en plus visibles et atroces pour le reste de la population. La question que les comoriens se demandent est la suivante: Devrait-on supprimer la tournante ou non?

    A mon avis, il est indéniable que le fait de garder la tournante n’est en aucun cas la meilleur pour stabiliser le pays ni même sortir ce dernier de la misère.

    D’abord, je pense que le système de la tournante est une folie meurtrière et complètement défaillant et qu’elle pourrait provoquer un désordre majeur au sein des politiques.

    Il faut souligner que dans les années 2000, il y eut beaucoup de fantasmes politiques disant qu’il s’agissait la seule voie pour sortir l’état dans la crise politique et préserver l’intégrité du territoire. En effet, nous avons vu qu’après la mise en place de l’accord de Fomboni, Anjouan a refusé de rejoindre le giron comorien.
    Il faut dire que le réel soucis de cette tournante est que nous aurions à la tête de l’état, une personne débile parce que le tour de son île est arrivé. Toutefois, il faut se réjouir que les Comores ne soient pas une nation nucléaire.

    Comme le pays est habitué à côtoyer les voleurs de la république, il est peut être temps de se poser la question sur la capacité de la tournante à modifier le comportement de nos cambrioleurs politiques, afin de faire le développement, leur politique principal.

    Ensuite, j’ai mon intime conviction que les autorités politiques comoriennes et les notables qui participent à la ruine de l’état seront les premiers à franchir les braises de l’enfer.
    Il n’y a pas des sentiments humains chez les politiques comoriens, ainsi que les religieux qui légitiment le pouvoir politique. Aujourd’hui, et peut être demain des milliers de comoriens meurent chaque jour dans les eaux mahorais et mourront car, le gouvernement est le seul responsable de cette tragédie. Tout cela pour fuir la misère et la corruption qui lamine le pays. Même, certaines tragédies sont incroyables. Au XXI siècle, des malades décèdent sur les bancs de l’hôpital pour manque d’électricité ou d’eau potable.

    Or, au même moment une centaine de partis politique se préparent à briquer un seul fauteuil pou l’élection 2016.

    Qu’en est-il le droit de vie, le droit d’être payé à la fin du mois, d’avoir un travail digne, une justice, une bonne éducation. Tout cela devient une illusion pour l’ensemble des comoriens.

    Enfin, cette tournante, ne fait pas le bien des comptes publics. Deux gouvernements partagent les impôts directs et indirects.
    Pour le gouvernement de l’union, le président actuel et son vice-président ont dévalisé le trésor public, les sociétés d’état et libèrent les criminels les plus atroces en échange des bulletins électoraux et des liasses de billets de banques. Tout cela pour profiter la fin de leur mandat.

    Quant au gouverneur de Ngazidja, il aurait acheté toutes les boulangeries de la grande Comores et les parcelles cultivables et constructibles afin de mettre sa famille à l’abris de la pauvreté. N’oublions pas que tout cela n’est autre qu’une enrichissement sans cause. Si la justice terrestre est incapable de vous juger, une autre justice vous attends.

    En conclusion, la tournante a permis à beaucoup de gens de s’enrichir au détriment des comoriens. Il n’est pas à exclure que 2016 soit une année noire pour l’archipel des Comores.

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