LE VP DJAFFAR AHMED SAID, UNE VÉRITÉ QUI FAIT MAL

Plus que les vagues sur les roches de « kobea », la politique comorienne de ces derniers temps, devient une succession de contrecoups et de répercussions. Et le pouvoir en place se repose sur des trahisons et des coups-bas… mais tout roule à sens unique. Seul le chef de l’Etat et le pouvoir ayant droit de trahir. Des trahisons légitimées par des courtisans et des francs-tireurs. Après un moment de différend dans la coulisse du pouvoir entre le chef de l’Etat colonel Azali Assoumani et son vice-président en charge de l’économie, Djaffar Ahmed Said, ce dernier a fait une sortie médiatique remuante. Une sortie calculée et qui a réussi à s’amarrer là où ça a touché fort. Cela a réussi à mettre mal à l’aise un pouvoir qui se croit tout permis et qui se voit plus robuste que celui de « Namrudhwa ». « …c’est une affaire de volonté. Soit on tient, soit on couche, et si on se couche, on se fait achever à coups de talon ». Disait Charles Pasqua.

Et depuis l’opération Mdrodju du Vice-président Djaffar Ahmed Said, cieux et terres se remuent et un séisme qui tourmente les accros au pouvoir. Paniqués les composants du régime en place, ses troubadours, ses adeptes et ses sujets livrent un combat contre Djaffar, lui qui envoie un message clair au chef de l’Etat lui demandant faire marche-arrière sur ses décisions prises qui vont nuire les institutions du pays. Oui, victime de son opinion, Djaffar traine dans les cuves de n’importe qui et même les plus dépouillés. Si le pouvoir en place n’a rien à se culpabiliser, suite à la déclaration publique et clair comme l’eau de roche du Vice-président Djaffar… le climat aurait été de sérénité.

« Les Comoriens ont élus des sujets ? »

Sans doute, la famine rend l’être vulnérable. C’est le cas d’un grand nombre des concitoyens comoriens ces heures-ci, qui se grattent le nom avec la pierre du pouvoir. Ils s’érigent en avocat du régime en vilipendant le VP Djaffar Ahmed Said, parce qu’il a dit à certains menés du chef de l’Etat et qu’il faut écouter le peuple. Dire qu’il ne peut pas cautionner les démarches d’oppression et d’injustice… fait partie des missions qu’on lui a confié pour son élection. Djaffar Ahmed Said, est élu Vice-président comme colistier d’Azali Assoumani, élu président. Rappelant le serment qu’ils ont prêté avec le coran à la main lors de leur prise de pouvoir, fait partie de l’éducation de l’homme, comme il l’a rappelé à Mdrodju, le Samedi 16 Juin 2018.

Qu’on l’aime ou pas, Le Vice-président Djaffar a usé son droit citoyen et même d’autorité de dénoncer les épisodes aussi pervers du chef de l’Etat et ses hommes de vouloir organiser du référendum en se taillant costume sur mesure. Le désossement de la Cour constitutionnelle en faveur de la Cour suprême, la liberticide devenant ces heures-ci le sport du pouvoir en place… pour ne citer que ces pratiques… : « Ce qui se conçoit bien s’écrit clairement et les mots pour les dire viennent aisément », d’après Boileau. Cette expression a caractérisé le discours du Vice-président Djaffar, qui a suscité des maux au trippes.

En vérité, qu’est-ce qui fait endiabler le pouvoir, qui contrôle tous, même les incendies  dans l’administration ? Mais pourquoi ca s’interprète comme l’on veut et l’on peut ? Jusqu’à preuve de contraire le VP Djaffar, ne s’est pas déclaré opposant au régime en place et dont il fait partie. Mais pourquoi cette susceptibilité quant à son opposition au massacre de la constitution ? Il est de son droit de dénoncer les dérives autoritaires de son président, à  moins qu’on ait validé le titre de dictateur… portée sur le chef de l’État Azali.

Des commentaires désobligeants et vipérins, à la personne de Djaffar Ahmed dont le pêché est de ; « Demander au chef de l’Etat de rendre le pouvoir aux Comoriens une fois que le mandat de cinq ans, s’achève. Pour ceux qui disent que le Vice-président en charge de l’économie, défend ses intérêts menacés de s’effondrer avec son titre de V-président, une fois que le Oui remporte… doivent expliquer pour quel intérêt le chef de l’Etat a ployé la Cour constitutionnelle et veut une modification de la constitution si ce n’est pas un costume taillé sur mesure ? L’aimons, ne l’aimons pas, le Vice-président Djaffar, s’est montré en droit et défendu ce qu’il fallait à Mdrodju.

« Manie de trahison »

Certains prennent la réaction de Djaffar pour trahison. Mais entre celui qui a dit « respectons la loi, écoutons le peuple, et celui qui a dit passons au dessus de cette loi », qui s’élève en oppresseur ? Quand dans la conférence de presse des deux vice-présidents Abdallah Said Sarouma et Moustoidrane, ont comparé Djaffar avec Escobar…, on a envie de rigoler. Mais qui de comoriens ne sachant pas que la première trahison qu’Azali a fait aux comoriens après son premier pouvoir, c’est de choisir ces deux hommes comme Vices présidents ? Plus que trahison. Le mépris.

Et que dit-on du point de presse de ce mercredi 20 juin 2018… à Moroni, de certains membres du parti blanc du Vice-président Djaffar ? Même si avec yeux timides, les casés du pouvoir, membres de ce parti, se sont désolidarisés avec Djaffar, au cours d’un point de presse. Avec le titre de chacun d’eux, ne parlons surtout pas de conserver la cuillère. Illustration. Ces conférenciers s’agissent de; Idrisse Mze Mouigni qui le directeur commercial Comores Câbles, Aloui Youssouf Directeur Général Adjoint de la Ma-Mwe, Mohamed Hafidhou, le Contrôleur financier Ma-Mwe, Abdou Moindze, Directeur Général Adjoint de l’Onicor, Habab Ivessi qui est chef de cabinet civil à la présidence de l’Union, Djohar Said responsable logistiques Ma-Mwe et Mohamed Said Ma-Mwe … Ici, ils sauvent quoi eux aussi ?

SAID YASSINE Said Ahmed/Comoresplus

1 commentaire sur LE VP DJAFFAR AHMED SAID, UNE VÉRITÉ QUI FAIT MAL

  1. Moi président, je dissous ces vice présidence, je privatise toutes ces sociétés d’état où pillulent des politiciens mendiants et non des techniciens comme la Mamwe, l’Onicor, Hydrocarbures, etc

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