Lenteur dans la centralisation des résultats

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Les opérations électorales da la primaire de l’élection présidentielle et du 1er tour des élections des Gouverneurs des iles autonomes du 21 février 2016  ont pris fin depuis le soir de ce dimanche et les résultats provisoires se font toujours attendre. Comme la nature a horreur du vide des résultats fantaisistes sont publiés par les quartiers généraux des candidats, les réseaux sociaux, les sites internet et des chaines d’information internationales.

Les opérations de centralisation des résultats sont en cours et sont lentes. Elles nourrissent des inquiétudes de la part des partis politiques de l’opposition qui craignent une tentative de détournement des suffrages exprimés. La saisie des résultats au Palais du Peuple de Moroni a été interrompue tout à l’heure en raison d’une coupure d’électricité.

Ailleurs avec des pays qui ont milles fois la superficie de notre territoire, le soir même du scrutin, on connait le vainqueur des élections, chez nous, avec 300 000 électeurs, il faut attendre des jours et des jours pour connaitre les résultats des scrutins. Le processus prévu par le code électoral pour centraliser les résultats est lourd, anachronique et archaique.

A l’honneur des nouvelles technologies de l’information, le processus est alourdi par une paperasse qui influe les résultats.En effet les documents électoraux établis par les responsables des bureaux de vote, sont transmis à 5 institutions. Le code électoral dispose que les documents électoraux sont constitués au niveau du Bureau de vote en cinq (5) enveloppes inviolables. Ces enveloppes inviolable sont destinés à la CENI (Commission Nationale Electorale Indépendante), à la Cour Constitutionnelle, au Ministère en charge des élections, à la CEII  et à la CECI. En principe ces enveloppes inviolables sont déposées le soir même du scrutin au siège de la CECI par les Présidents des Bureaux de Vote. La CECI se charge de les transmettre à la CEII qui à son tour les transmet à la CENI. Celle-ci se charge de transmettre les enveloppes inviolables destinées à la cour constitutionnelle et celles destinées au Ministère en charge des élections.

En principe, la CENI se charge de transmettre les enveloppes inviolables destinées à la Cour Constitutionnelle et celle destinées au Ministère en charge des élections. La CENI dépouille et recense d’abord les résultats des élections à l’échelle de l’Union, suivie par les élections insulaires et communales.

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Comme lors des précédents scrutins, cette étape de la centralisation des résultats demeure lente, chaotique et désorganisée. Le palais du peuple qui abrite ces opérations de centralisation est comme une ruche. Les principaux acteurs du processus électoral s’y retrouvent pour la collecte des informations. Les enveloppes y sont acheminées et celles des iles arrivent toujours avec du retard.

Cette étape du processus de compilation des résultats étant cruciale, les partis politiques sont particulièrement vigilants. Chacun soupçonne le voisin de vouloir faire annuler des résultats sous des prétextes plus ou moins justifiés. Cette partie postélectorale cruciale du processus électoral est pourtant négligée même par les observateurs nationaux et internationaux à l’exception de l’Observatoire des élections qui mobilise toujours ses membres pour veiller à l’observation des opérations post électorales.

Comoresdroit

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