L’épouse du commandant Fayçal: « mon mari a eu beaucoup d’injustices »

La famille du commandant Fessoil Abdoussalam est arrivée à Paris au petit matin de ce mercredi 10 juillet. À l’aéroport Charles De Gaulle de Paris une rencontre a été organisée avec Ortega Live par sa belle famille qui l’accueille en France. Un moment fort de l’affaire de Kandaani qui recèle tant de mystères.

Interrogée sur le cas de son mari accusé d’avoir mené une rébellion contre le chef de l’état-major le 28 mars, l’épouse de Fessoil a balayé d’un revers de main ce qu’elle considère comme des allégations. « Jamais! C’est pas Fessoil. Il ne fonctionne pas comme ça  ». Maria, puisqu’il s’agit d’elle, révèle toutefois que son mari jeté en prison depuis juillet 2018 et condamné à perpétuité en décembre suivant, avait perdu espoir.

Malgré les zones d’ombres qui entourent l’affaire, Maria ne compte saisir la justice. « On ne peut pas parler de justice », tonne-t-elle, non sans amertume. « Le dossier de Fessoil je le remets à Dieu. Il saura mieux le gérer que quiconque.

On peut pas parler de justice depuis qu’il a été accusé de coup d’Etat. Mon mari a eu beaucoup d’injustices. Par rapport à cette affaire je vais passer à autre chose. Je me consacre à nos enfants et je laisse le dossier à Dieu. Je ne veux rien savoir. Je ne vais pas poser des questions. Ça ne me servira à rien du tout. Ça ne va pas me faire revenir Fessoil. Chaque personne qui a un rapport avec ce qui est arrivé à Fessoil je la laisse à Dieu »

Trois morts, dont deux assaillants, c’est le bilan de la journée du jeudi 28 mars à Moroni après des échanges de tirs nourris durant plusieurs heures. L’ancien commandant Fessoil, condamné à perpétuité en décembre dernier pour « tentative de coup d’Etat » lors d’un procès vivement critiqué par les avocats du barreau de Moroni, s’est évadé de prison ce jour là. Il a alors immédiatement rejoint le principal camp militaire du pays afin, selon le gouvernement, d’assassiner le chef d’état-major. C’est là que les échanges de tirs ont eu lieu.

Faissoil Abdoussalam, ancien commandant de l’armée, s’est évadé, aidé d’un complice, selon toujours la version des autorités. Ils ont tenté de convaincre l’ancien chef d’état-major adjoint de se joindre à leur mission. Mais ce dernier, refusant d’attaquer un camp militaire, a choisi de rester en prison où il est condamné à purger huit ans ferme.

Selon le ministre de la Défense, le commandant Faissoil, évadé, s’est écrié « Je suis le libérateur » lorsqu’il a tiré en l’air dans Moroni pour « s’emparer » d’un véhicule de gendarmerie qui l’aidera à entrer dans la caserne.

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