Corruption en haut lieu :Les anciens FGA pourront aller se noyer à l’hotel Le Refuge

Les anciens FGA pourront aller se noyer à l’hotel Le Refuge.

Alors que le projet PNDDR financé par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) va bientôt dresser son bilan, on remballe les pots de ruches et on essuie les carreaux pour que la fête soit grandiose.
Le PNDDR, rappelons-le, est un programme post-conflit qui s’emploie à ramasser les armes détenues par les anciens gendarmes de l’époque Bacar ou par des civils, à démobiliser et à régler définitivement les questions liées au statut militaire de ces gendarmes, à les réintégrer dans la vie civile et, d’autre part, à assister les victimes civiles des préjudices causées par eux.
Vaste programme direz vous.
Un budget global de 500.000 dollars (180 millions Kmf) lui a été affecté. Un fonds qui provient essentiellement du Programme des Nations unies pour le développement.

Qui a bénéficié de cette manne à un moment où l’on sait, comme l’avait si bien dit l’ex gouverneur d’Anjouan Moussa Toybou « C’est depuis 2008 que j’ai entendu parler de ce projet et jusqu’à maintenant aucun ex-FGA n’a touché un rond de ce projet » ?
Par contre, les panneaux, les séminaires, les ateliers et missions divers battent le pavé.

S’il y en a un qui peut se réjouir de la rentabilité et de la saveur des millions exhibés du projet, le directeur du programme PNDDR, le commandant Ahmed Sidi se hisse entête de liste.
Voguant entre l’homme d’affaire et l’Officier de l’armée nationale, il a su rendre l’utile à l’agréable. Durant toute la période du projet, ses allers retours d’affaire et familiaux sont grattés sur le Programme. Ses séjours auprès de sa famille et ses déplacements d’affaire étaient payés en nuitées avec de juteux  perdiems maquillées en missions avec la complicité de fonctionnaires du PNUD. L’hôtel, Le Refuge, dans les hauteurs de Ouani Anjouan, accueillait séminaires et ateliers, facturés au prix fort pour gratifier les affaires du patron, qui n’est autre que le Directeur du PNDDR.


Un vole en bande à coups de fausses factures, détournements de fonds et détournement des équipements du projet a mis le programme à ras. Allez  savoir qui émarge comme secrétaire du programme alors que tout le travail se fait au cabinet militaire de la présidence, où le Commandant Sidi tient toute la bande en joue. Et tout ça au vue et au su des autorités sensés veiller sur le bon déroulement du programme.
Si nous voulons être honnêtes, le PPNDDR n’a rien rapporté aux ex FGA et à leur famille, même pas de la chaux sur le bout du nez de ce misérable soldat ramolli par les promesses.

Par contre, le 24 juin prochain, nous allons pouvoir inaugurer en grandes pompes la piscine de l’hôtel Le Refuge et appeler les ex FGA à venir s’y noyer.

Prions que d’aucun ne boira sa tasse jusqu’à la lie et que nos autorités cesseront de nous prendre pour des aveugles. Que le PNUD s’en foute de la manière dont les comoriens gèrent leurs aides, le peuple lui, demandera d’ici peu des comptes.
Que Sidi ait dévalisé la santé militaire sans aucune inquiétude et qu’il ait détourné des années durant l’argent du FESPACO, cela est connu. Mais qui s’imaginait qu’il allait dépouiller les pauvres ex FGA démunies jusqu’au fond de leurs os ?
Avec les sommeil profond de la commission anti corruption, le peuple risque de se réveiller avant elle et régler ses comptes à sa manière.
A bon attendeur salut

Salim Ibrahim Bayi
Mutsamudu – Anjouan

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