Les artistes comoriens se révoltent contre le piratage

pirate comoresLes artistes comoriens se lancent dans un combat contre le piratage de leurs œuvres. Cette initiative est lancée par Moustoifa Idaroussi pour la sortie de son nouvel album.

Moustoifa Idaroussi à travers sa fondation Wanamah a convoqué les artistes et l’office comorien de la propriété intellectuelle pour réfléchir comment mettre fin au piratage des œuvres artistiques. Cette rencontre coïncide avec la sortie du nouvel album de Moustoifa Idaroussi. « Nous avons senti que le piratage des œuvres artistiques a pris de l’ampleur dans notre pays. C’est pourquoi aujourd’hui nous nous sommes levés pour sensibiliser les comoriens sur le droit d’auteur et limiter les ravages du partage sur ces œuvres », déclare Azali Ahmed, le vice-président de Comores Vision.

Présent dans cette rencontre, l’office comorien de la propriété intellectuelle a montré son inquiétude face à ce fléau. « Dans tous les pays, les œuvres littéraires et artistiques sont protégées. Nous devons en faire autant pour notre pays mais ce sont les moyens qui manquent », lance Yahaya Salim, avant de reconnaitre que « nous ne pouvons pas l’arrêter complètement mais au moins le réduire ».

Comme pour commencer le travail, le responsable de l’office national de la propriété intellectuelle propose aux artistes de défendre eux même leurs droits d’auteur. « Chaque artiste a le droit de défendre son œuvre. Empêcher la reproduction et la distribution. Et la suite se fera par l’office », indique-t-il. Lors de son intervention, il n’a pas manqué d’évoquer le manque d’organisation des artistes.

Le peintre plasticien Seda a montré son inquiétude sur son image volée par une maison d’édition. « Ceux qui font le piratage savent ce qu’il font. Mais moi je ne vais pas en rester là », affirme Seda Ibrahim. Un autre peintre montre aussi que « ces mauvaises pratiques nous détruisent et il est temps de se réveiller ». Gageons que cette alerte sera entendue par les pouvoirs publics, et que la loi s’appliquera contre les contrevenants.

Mohamed Youssouf (HZK-Presse)

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