Les conditions d’un débat national apaisé, la transition!

Mes Sœurs, mes chers frères,

Vous avez rendez-vous avec l’Histoire, la demande d’une transition avant les élections,  vous permettra d’avoir rendez-vous avec la République, et ouvre la voie du renouveau.  N’oubliez pas que le nouveau Président de la République  à qui vous allez confier le Pouvoir doit incarner avant tout la volonté de liberté et de justice. Femme ou Homme, il doit être le garant de l’unité de tous les Comoriens, le porteur d’une espérance immense.

image

Nous Comoriens nous voulons donner au changement force de loi. Cette espérance et, plus encore, cette exigence, du changement qui est celle du peuple comorien, impliquent le strict respect des orientations proposées par lui. C’est la volonté de la majorité populaire. Une idée de justice et de liberté a traversé la conscience du peuple. L’union des exploités va permettre l’émergence d’une force sociale. Sur cette force sociale se bâtira un pouvoir politique. Notre pays est aujourd’hui engagé dans une nouvelle phase de mutations industrielles et technologiques. A nous « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », tel que le disait Jean Jaurès. Notre mémoire collective devra se rappeler et faire front ensemble pour empêcher ces gouvernants voyous de continuer à dilapider l’argent publique, oublier le bien-être de la population ! Notre unité doit être préservée, l’approfondir et l’élargir encore. Ce que nous devons décider, c’est de dire non à l’injustice, de ne plus accepter l’arrogance de quelques-uns, de rejeter la corruption, le détournement des biens publics. Nous ne devrons pas refuser l’effort, mais par contre qu’il soit autrement distribué, qu’il ne pèse plus si lourd sur les épaules des plus faibles. Et que notre effort, serve le progrès pour tous et non la puissance ou le profit pour quelques-uns. Nous devons dire non à une certaine manière de gérer notre Pays. Non à la fatalité, à la résignation devant la crise, devant le chômage qui condamnait la jeunesse à la désespérance et les travailleurs.

Sans révolte, démocratiquement, tranquillement, mais avec une réelle force, il nous faut relever la tête et reprendre notre avenir en main. Nous tous nous allons choisir de nous battre autrement, activement contre cette organisation  de prédateurs, contre ce dérèglement d’un système que nous n’avons cessé de dénoncer, en s’attaquant aux causes, sans se borner à en subir les effets.

Non, les Comores que nous devons bâtir avec tous les Comoriens ceux au Pays et ceux de la Diaspora de par le monde, c’est une Nation forte du travail de tous les siens, solidaire, soucieuse de créer pour tous les conditions de la justice sociale et de la dignité, entreprenante et volontaire, décidée à reconquérir la maîtrise de son destin. Bref, une Nation forte, toute entière au travail. Nous allons demander au futur président d’entreprendre de relancer l’économie. Il nous faut un Dirigeant qui puisse avoir un programme visant l’insertion et la formation des jeunes et avoir une politique économique qui sera centrée sur l’emploi. Appuyée sur un effort accru de solidarité nationale. Il faut que les salaires impayés soient régularisés dans les plus brefs délais, ne laissons pas ces gouvernants qui eux se sont toujours bien payés et qui profitent au maximum des revenus de l’Etat pour engraisser et favoriser leurs écartâmes sexuelles, n’est-ce pas Monsieur le Vice-Président ! Il faut que cesse la discrimination actuelle à l’égard des ouvriers et surtout des ouvrières, trop souvent à la fois mal payés et sans perspectives de carrière. Lé travailleur, aux Comores, doit retrouver sa place; l’ouvrier doit être payé pour sa peine ; le droit au travail est aussi le droit à un salaire qui permette de vivre. Solidarité, aussi, à l’égard de tous ceux que l’âge, la maladie, la malchance empêchent de travailler. 

Que veulent les Comoriens ?

Nous devons demander au futur Président de la République de disposer d’un système de santé très complet. Solidarité, dignité, des mots oubliés dans notre Pays depuis plus de 40 ans. Nous peuple des Comores nous demandons un progrès décisif de la démocratie économique et sociale. Il faut que les gouvernants actuels   rendent l’Etat aux citoyens en mettant un terme au procédé de transmission du pouvoir qui s’est substitué au processus démocratique !  Mes Sœurs et Frères, nous devons faire front  à cette habitude de toujours berner le citoyen, uni nous gagnerons le droit de savoir ce qu’on fait nos gouvernants des fonds  encaissés alors que la lumière n’existe pour ainsi plus, l’eau est devenue une rareté , les routes impraticables, l’école démembrée et incapable d’assumer sa mission éduquer notre jeunesse, la moralité piétinée pour laisser place aux abus sexuels, que seul l’argent et le pouvoir peuvent faciliter sans risques de délits en justice.

Peuple Comorien soyez avec tous ceux qui demandent  un audit des finances aux trois dirigeants des tournantes de La Grande Comore, Anjouan et Mohéli, soyez ferme et qui a peur de cette demande normale, car il est visible que notre Pays s’est enfoncé dans une descente aux enfers, alors que des dons d’argent se sont multipliés. C’est le droit du Peuple de demander des explications. Préparez-vous à défendre vos droits, et si il faut descendre dans la rue, alors nous irons.  Je ne peux terminer mon propos sans rendre un hommage très appuyé à notre doyen l’ex ministre ALI BAZI SELIM ,pour tous les efforts qu’il consent pour créer les conditions propices à un dialogue national apaisé et constructif ; En cette journée de fin d’année musulmane Que le Saint Prophète veille sur vous toutes et tous et vive les Comores.

KAMAL ABDALLAH  vice-Président du FRONT PATRIOTIQUE SOILIHISTE

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*