Les élèves ont encore assiégé les rues de la capitale ce samedi

maniAlors que les autorités de l’île de Ngazidja se trouvaient au Foyer des Femmes pour célébrer la journée internationale de la femme,  en présence du vice président en charge de la santé, les élèves ont investi les principales rues de Moroni pour manifester leur colère.

Après 48h de sit-in au lycée Said Mohamed Cheick de jeudi à vendredi, samedi matin, les élèves grévistes ont pavé la capitale. « Mamadou Nalawé, il faut que Mamadou sorte », scandent ainsi les élèves sous l’œil des forces de l’ordre.

La situation a changé à partir de 12h15 lorsque les rues sont complètement barrées. « La manifestation des élèves se durcit ce samedi », annonce un témoin oculaire qui affirme qu’à Moroni, la circulation est totalement paralysée notamment sur la rue allant du CNDRES jusqu’au rond point de la Coulée. « Tout le monde est forcé de marcher à pied. La circulation des voitures est totalement paralysée », nous affirme un taximan.

« L’ARMÉE est maintenant dans les rues de la capitale », constate à 15H, heure locale, notre correspondant qui a constaté une situation qui était  « extrêmement tendue ».  Les forces de l’ordre sont là pour ramasser les cailloux et ouvrir la route. « Ils font la corvée » laisse-t-il entendre. D’après une source depuis Moroni, plusieurs élèves seraient en garde à vue. La situation est redevenue normale aux alentours de 18h30 mais les voitures ont déserté la capitale engendrant une circulation fluide.

Au moment où nous mettons en ligne cette information, nous venons d’apprendre que le ministre de l’Education est actuellement en négociation avec les élèves et le syndicat des enseignants. Mais rien n’a encore filtré de cette ultime discussion qui se tient au siège du ministère de l’Education nationale depuis 18h pour trouver une sortie de crise !

Notez que lorsque ces élèves grévistes ont pris d’assaut la capitale, Mamadou était à M’béni, sa ville natale avec le ministre de l’intérieur pour une journée de Sensibilisation du Gouvernement, pour un recensement. unnamed (2)

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