Les étudiants Comoriens en Algérie dans l’enfer des ténèbres

des-etudiants-dans-un-amphitheatreDepuis des années maintenant nous étudiants Comoriens vivant en Algérie sommes  confrontés à une vie de précarité sans payement de bourse et aucune prise en charge par le gouvernement Comorien.
Avant de quitter le pays, le service de bourse extérieur nous rassurait que toutes les conditions seront remplis une fois arriver en Algérie, mais malheureusement c’était une façon pour eux de se débarrasser des fils dignes de notre belle patrie. Pensant venir à l’étranger pour obtenir une formation de qualité afin de retourner et contribuer au développement de notre pays, et surtout apporter notre soutien aux futures générations sur le plan de la formation et bien sûr s’investir dans la vie professionnelle active pour qu’ensemble fassions face aux problématiques dont est confrontée notre société en générale ; on espérait que dans cette même perspective que le gouvernement aurait pu faire le minimum pour que nous soyons en possession de nos droits. Mais dommage, voilà que nous sommes perdus au plus profond des ténèbres dans un pays où le racisme, le manque de petit boulot, le stress, des problèmes financiers, la famine et l’amertume causés par l’abandon total du gouvernement continuent à être notre quotidien et à nous ronger jusqu’à la moelle épinière.

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Face à cette situation, nous sonnons l’alarme aux près des responsables de l’Etat afin qu’on soit entendu pour nous sortir de ces conditions de vie  défavorables dont les conséquences sont accablantes et surtout invivables.
Dans ce pays Maghrébin, l’Algérie, voilà en quelques sortes les problèmes majeurs auxquels nous faisons face et pour lesquels nous faisons cette revendication avec toute notre énergie:


1-      Par faute de représentation diplomatique, nous n’arrivons pas à trouver un soutien pour nous organiser autour d’une activité culturelle et scientifique tant pour la valorisation et la promotion des valeurs culturelles de notre belle patrie et de contribuer au renforcement des liens de fraternité au sein de la Communauté. A cet effet, même la fête de l’indépendance Comorienne n’existe plus dans nos programmes.
Nous sollicitons également une représentation diplomatique soit une Ambassade ou un Consulat, car on ne tire aucun intérêt de celle de la Tunisie ou de l’Egypte.


2-      Chaque année à l’arrivée des nouveaux étudiants, aucun accueil ne les est réservé à l’aéroport. Ils sont abandonnés à leur guise, et seul le Tout Puissant sait comment est-ce qu’ils rejoignent leurs villes respectives. Ce manque d’organisation fait que très souvent, ces étudiants s’inscrivent tardivement, et qui d’ailleurs sont fréquemment dans le risque de perdre un semestre ;
Au vu deux points cités ci-haut, nous tenons à lancer un appel en exprimant toute notre désenchantement et notre amertume à l’indifférence de l’ensemble des membres du Gouvernement en général et à S.E.M le Président IKILILOU DHOININE  en particulier, et en leur demandant de faire preuve de responsabilité en trouvant les solutions aux problèmes précisés ci-dessus, qui font de nous des victimes conformément  à l’arrêté Ministériel de l’Enseignement Supérieur Comorien et à la coopération Algério-comorienne suivant les dispositions qui régissent cet accord et qui édifie les droits des étudiants boursiers Comoriens de l’étranger.


Pour terminer, comme toujours il en revient à nos parents, pour ceux qui en ont, d’user de leurs maigres moyens en se privant de leurs besoins vitaux pour de temps à autre pour nous venir en aide.
Par Conséquent ; nous disons : qu’en chacun de nous existe une responsabilité fondamentale face à son peuple et à sa nation.
 Et que de même : quelque soit la situation ou la circonstance l’histoire fini toujours par nous rattraper.

Fait en Algérie, 21 Avril 2015

Signé Le Secrétaire Général de l’UESCA

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