Les étudiants comoriens inscrits à l’Inphb ne sont pas des boursiers du gouvernement ivoirien

Le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale a fait savoir que depuis le début du processus, il y avait eu une désinformation de la part des autorités de Ngazidja de l’époque. Ce qui a fait que les étudiants inscrits dans les instituts en Côte d’Ivoire se retrouvent dans une situation difficile et le gouvernement saisi pour qu’il verse près de 400. 000. 000 Fc. 

Par Ali Abdou

Les étudiants comoriens inscrits à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët Boigny (Inphb) de Côte d’Ivoire ne sont pas bénéficiaires d’aucune bourse de formation ou toute autre aide scolaire. Neuf d’entre eux ont terminé leurs études mais ne peuvent pas quitter le territoire faute d’avoir honoré les frais de leurs formations.

Au ministère de l’Éducation nationale l’on soutient que les termes de l’accord n’ont pas été révélés au public. Il y a, en effet,à peine trois ans, l’ancien gouverneur de Ngazidja, Mougni Baraka Saïd Soilihi a initié un accord de partenariat, dans le cadre de la coopération décentralisé, avec l’Institut national polytechnique Félix Houphouët Boigny.

Cet accord permettait à l’Inphb d’admettre des étudiants de Ngazidja dans ses filières de formation. Depuis 2014, ce sont donc trois promotions admises par concours. Mais c’est depuis l’année dernière que les jeunes étudiantsà cet institut ont commencé à tirer la sonnette d’alarme sur leurs conditions de vie. Selon l’un d’eux que nous avons pu joindre, leur situation est aujourd’hui devenue compliquée puisqu’ils n’ont aucune prise en charge sur place.

A l’en croire, déjà, plus de neufs étudiants ayant terminé leurs études n’ont pas obtenu le droit de partir pour de raisons administratives. Le contrat entre le gouvernorat de Ngazidja et l’institut ne serait pas honoré par le premier. Le secrétaire général au ministère de l’Éducation nationale croit que le gouvernorat de Ngazidja n’avait pas révélé la nature de son accord avec l’institut ivoirien de formation professionnelle.

Saïd Abdou Djaé soutient les responsables de l’Inphb considéraient que c’était un accord de coopération pour des étudiants qui souhaitent s’inscrire dans leur institut privé, comme ceux existant aux Comores mais avec des facilités de logement. «Les étudiants sont pris en charge pour la scolarité et le logement, mais en retour, tout est facturé au gouvernorat de Ngazidja. Malgré, depuis ce temps, le gouvernorat n’a versé aucun rond», déplore-t-il.

A cet effet, l’Institut national polytechnique a adressé une requête au gouvernement de l’Union des Comores. Il lui réclame le versement de 393. 600. 000 fc, le montant cumulé des frais de formation et autres droits afférents dus aux promotions des étudiants comoriens admises de 2014 à nos jours. A cela s’ajoutent les frais de rapatriement des neuf étudiants,ayant terminé leurs études et qui devront rentrer au pays, qui s’élèvent à 4.194.000 fc.

Selon le secrétaire général au ministère de l’Éducation nationale, le gouvernement a été informé par une note en conseil de ministres. Ce dernier a déploré la situation en l’état où elle se retrouve et a décidé d’envoyer une mission de travail en Côte d’Ivoire dans le but de renforcer la coopération dans le domaine de la formation entre les deux Etats, mais aussi procéder à des signatures des accords cadre de coopération. Ce sera également l’occasion d’étudier  avec la partie ivoirienne la possibilité d’effacement de cette dette. Said Abdou Djaé a assuré que dès cette année, les parents d’élèves sont informés des conditions d’inscription à l’Inphb.

Alwatwan 

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