Les gardes rapprochés d’Azali ont empêché un journaliste d’entrer au plais du peuple pour une raison très bête et absurde 

Un journaliste de la Gazette des Comores n’a pas pu assister à la cérémonie d’installation du comité de pilotage des assises. La raison évoquée par les forces de l’ordre est qu’il n’avait pas de veste ou une chemise. Où va le pays ? 

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Témoignage de Toufely Maecha, journaliste de la Gazette des Comores : 

Les gardes rapprochés du chef de l’Etat m’empêchent d’entrer dans la salle où doit se dérouler la cérémonie d’investiture du comité de pilotage des Assises nationales. La raison: je suis mal habillé. Ils m’exigent d’aller mettre une chemise et/ou une veste. J’ai essayé de les raisonner mais je n’ai pas eu le temps de dire deux mots qu’ils étaient tellement excités et se mettaient à me repousser. Entretemps, j’ai lâché: « ne me touchez surtout pas. Vous n’êtes pas là pour juger l’apparence vestimentaire des gens. Et je vous le redit haut et fort que je ne suis pas mal habillé et je dois entrer ». Au final j’ai du prendre du recul sous peine de recevoir un coup de botte que je voyais venir. Quand j’ai voulu m’installer dans le vestibule, un autre soldat, tout feu tout flamme, est venu me chasser. « Ah bon! encore dans le hall?! », m’étonnais-je.

 L’air sérieux et les yeux fermés (sans doute pour me faire peur) il m’a enjoint de quitter la pièce. J’ai obtemperé et mes suis dirigé à l’extérieur où j’ai rencontré le ministre de l’information qui venait d’arriver. Malheureusement il n’a pas fait grand cas de mes doléances.

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