LES HÔPITAUX COMORIENS TRANSFORMES EN MOUROIR OBLIGE.

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AUJOURD’HUI AUX COMORES L’IMAGE DE NOS HÔPITAUX FAIT VRAIMENT PEUR.

Il a été constaté et dit,depuis,les années 1999,les hôpitaux comoriens sont transformés en mouroir obligé,un passage obligé vers les cimetières,pour les populations vulnérables et faibles de revenu.Les nouvelles maladies très graves,telles sue les maladies cardio-vasculaires,le diabète,les paralysies,le cancer du colon,la hypertension artérielle se développent,t très vite,à la vitesse de croisière.Ce changement brusque et rapide du au niveau sanitaire de la population comorienne est causé par la mal bouffe et par la misère chronique.Le peuple comorien abandonné,livré à lui-même,ne sait quoi faire,donc,le seul choix non coûteux et qui s’impose à tous,c’est de se remettre à Dieu et d’attendre la mort.En fait,il est dit que c’est le dernier passage accordé à la vie sur terre.Les quelque personnes possédant des petits moyens prennent les avions pour aller se faire soigner,quelque soient les difficultés,ailleurs,heureusement,que le visa en Tanzanie,à Madagascar,à l’île-Maurice,n’est pas,aussi,trop compliqué et difficile à l’obtenir.Par contre,ce qui est très choquant à supporter et à voir,dans cette situation lâche,les autorités comoriennes ferment leurs yeux et leurs oreilles,alors,que le peuple meurt à grand feu,aussi,gratuitement et sans assistance.Le mois de juillet dernier,en vacances aux Comores,je suis passé à l’hôpital de Mitsamiouli et à El Maarouf,à vrai dire,c’est la désolation totale,vu l’insalubrité croissante,le manque de vrais médicaments,l’abandon des malades,des patients graves,à eux-mêmes,la débrouille pour être reçu par un médecin,la vente illégale des produits médicamenteux périmés,à l’intérieur des hôpitaux,qui sont devenus la grande règle générale.Des carcasses de voitures très anciennes, d’ambulances,sans pneus et sans brancards,font le décor du paysage désolant,dégradant et cruel de ces établissements publics,mais,aussi,devenus des abris à moustiques.En dehors, de tout cela,il y a ceux qui pensent à nous,tels que les chinois et les français,par leur assistance,à l’exemple,de l’ambassadeur de France aux Comores,qui venait de faire un don de deux ambulances au gouvernement comorien.Mais,ce dernier a du mal à décider et à trancher sur leur choix des hôpitaux,à envoyer les deux camions à intervention rapide.Aux yeux du peuple comorien,le président de la République,al hadj Ikililou DHOININE s’offre le luxe,la facilité,les grosses cylindrées blindées,coûtant un peu plus de 25 000 000 de francs comoriens,à 30 litres au 100 km,avec ses amis.Ce qui fait marrer la scène théâtrale,la majorité de ce qui nous gouvernent sont,dit-on,des docteurs,des médecins,des pharmaciens et pourtant,ils ne sont,même,pas capables de nous fabriquer des molécules de nivaquine et d’aspirine.Par contre,ils sont capables et à la hauteur de les voler,de faire proliférer des petites pharmacies de fortune,un peu partout,sur le territoire,jusqu’aux stades de foot.Il suffit de regarder de près au passage,ces fameuses pharmacies,qui se développent tous les jours sans tenir compte des lieux et des conditions.Elles constituent,en général,les dons de médicaments et de matériels médicaux,destinés à la pharmacie nationale,vendus par des pharmacies privées.
Quant à la population,elle fuit les hôpitaux,faute de moyens à pouvoir se faire soigner et à se procurer des soins dignes et appropriés,d’où le choix de préférer à mourir à domicile,tranquillement et proprement.Il est très difficile d’aborder la question liée à la santé publique aux Comores,parce que la patronne du ministère de la santé est un enfant originaire du bled local,il y en a qui se fâchent très vite,croyant qu’on leur en veule,surtout,de leur réussite sociale et professionnelle.Vite,ils nous qualifient d’opposants,de jaloux,bien que les preuves de leur irresponsabilité et de leur incapacité sont là et justifient leur démission collective.Mais,sur ce point bien précis,je dirai que notre ministre de la santé ne peut rien faire,ce n’est pas de sa faute,elle est victime d’un malaise sociale,d’une situation chaotique,qui dure,depuis très longtemps,mais,aussi,qui est la conséquence logique d’une mauvaise gestion de la gouvernance,héritée des années précédentes,des régimes militaires et religieux.Ce qu’on peut,peut-être,la reprocher,c’est son silence porté et manifesté sur cette situation catastrophique et mortelle d’un peuple innocent.Mais,elle n’est pas la seule dans le schémas politique actuel du pays,seuls ce qui sont devenus des râleurs,les députés du palais du peuple,qui crient pour ne rien dire.A El Maarouf,j’en ai vu plus pire,encore,des vendeurs ambulants des médicaments périmés et même,des faux médicaments,les vendre à l’intérieur de l’hôpital,comme,ceux qui sont vendus dans les marchés publics et dans les brouettes,qui sillonnent nos villes et nos villages »les Towowa urenge ».C’est la nouvelle marque de publicité qui fait la une des affaires commerciales dans le quotidien des comoriens.L’expression »tu donnes,tu prends »,quelque soit le prix fixé,eux,ils le savent très bien,ces vendeurs ambulants,que noue nous n’avions pas le choix,nous sommes obligés d’en acheter pour la survie.Le président de la République,lui,le défenseur de la mer pour tous,qui estime que la mer est pour tout le monde,est contre le prix du poisson à 3000 francs.Sur ce point,il a,totalement,raison et je suis d’accord avec lui,mais,qu’il aille le pêcher de lui-même,car,il finira par comprendre qu’un pays mérite d’une réorganisation et d’une bonne gouvernance.Il suffit de voir de près la vie très chère que subisse la population comorienne,par le fait que rien n’est respecté en matière de prix…………Il suffit,également,de voir l’insalubrité de la capitale,pour comprendre et justifier la démission collective du gouvernement et du pouvoir de l’île,sous la couleur Orange.Le président de la République doit accepter son échec,de sa politique,du système politique de la continuité,engendré par l’anarchie des élus du palais du peuple.Ils se sentent laissés,abandonnés par leur propre régime,au triste sort.Aujourd’hui,ils essaient de se donner une nouvelle image,en râlant,en sabotant leur propre régime,dépassé par les évènements de la continuité chiite.Ils étaient là et contribuaient aux différents démantèlements et destructions de nos structures de base et ils assistaient à l’élimination catégorique et systématique de nos infrastructures,au profit des structures privés et de l’argent facile.
Aujourd’hui,aller à l’hôpital,aux Comores,c’est,plutôt,aller mourir,si,bêtement,sans assistance et sans soins élémentaires.Et,là,encore,cela demande de l’argent,car,ça coûte trop cher et encore,il fallait arriver à trouver le vrai médicament et le payer trop cher.Si,par malheur,le patient meurt sur le lit de l’hôpital,il fait faire des heureux,car,avant de retirer la dépouille mortelle,il fallait régler la facture et encore,trop cher.C’est très abusé et déloyal.Donc,certains préfèrent,au tant rester mourir chez soi,tranquillement et proprement,sans aller payer de l’argent qui parte dans les ratios journalières.Notre image de solidarité a été remplacée par l’égoïsme,par l’individualisme,par la jalousie,par la haine,par la mauvaise foi.Quant-on cherche à observer et à comprendre le phénomène de plus près,on s’aperçoit que cette situation catastrophique,a pour conclusion,la lâcheté,l’abandon,le laxisme,surtout,une vraie politique voulue,pour justement,aliéner le peuple à l’ignorance et à la fatalité,pour mieux asseoir la corruption et l’achat de conscience,comme,armes fatales imposées aux plus faibles et aux plus vulnérables.Ce système devient la base fondamentale du régime.Donc,la société comorienne,placée dans le fondement de l’ignorance et de la fatalité,n’a d’autres alternatives,que de jouer sur les malheurs de notre population.Le président de la République l’avait bien compris,depuis,le départ,que le silence et le mensonge jouent un rôle important dans une société où la fatalité et l’ignorance représentent la loi fondamentale et l’exercice du pouvoir.C’est pourquoi,L’Etat s’incarne sur la loi du silence dans la continuité »la roue de la fortune comorienne ».Aucun membre du gouvernement n’ose en parler et dans cette logique,le chef de l’Etat se dit très satisfait du travail accompli et réalisé par son équipe,durant ce petit temps dans le vide  et dans l’incompréhension.L’inaction du président de la République se justifie sur la qualité de nos représentants corrompus et de nos dirigeants,soucieux de leur bien-être,de leurs intérêts personnels et claniques.Ceux qui sont de l’autre côté du mur,qui pensent que ça va changer très vite,doivent continuer leurs prières,surtout,en ce mois sacré du ramadan.Mais,l’espoir d’un tel régime est mince.De toutes les façons,le chef de l’Etat est reparti à la Mecque pour prier et pour le « UMRA »,au profit du pays,disait-il.Il fallait tout d’abord,changer les coeurs,pour mieux accéder à nos prières.Avant de subir aux atrocités de l’Apartheid,le camarade Steve Bantu BIKO avait dit,je cite: »le degré supérieur de notre lutte révolutionnaire,dépendrait de notre capacité de prise de conscience et de l’ensemble de la conscience noire,dans toute sa dimension politique et spirituelle,à faire face aux dominateurs racistes et à leurs alliés communs ».Que très dommage,très peu d’entre-nous n’ont rien compris et n’ont rien retenu de l’histoire humaine et africaine.Ils chevauchent,aujourd’hui,entre la collaboration et la mendicité pour mieux exister.Et,le peuple meurt par asphyxie générale et par des faux médicaments,qui font le bonheur des autres.
Bakari Msaidié Haninga.

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