Les marquis de la République et le Troubadour

Décidément, aux Comores les régimes se suivent et se ressemblent. Apres le régime controversé du despote Ahmed Abdallah Sambi et sa Clique marqué tout le long par son cortège de désastre socio- économique et financier, nous voici propulsé contre notre volonté dans le labyrinthe du grand banditisme d’état, avec l’arrivé au pouvoir du tandem du Dr Ikililou Dhoinine et son colistier le fameux Mamadou.

Un duo de choc pour un pays en plein naufrage. A notre grand dame alors que nous espérions une transition tranquille du pays qui lui aurait permis de reprendre son souffle après le départ laborieux du président Sambi forcé et de constaté, 18 mois écoulés que hélas le cauchemar continu des plus belles. Tout le monde à en mémoire aujourd’hui encore et comment aurai t’il pu être autrement : le pillage organisé des caisses de l’Etat auquel se sont acharné les cadres en col blanc de l’ancien régime.

Les opérations financières montés de toute pièces en concomitance par le cabinet occulte de la présidence de l’union et les officines de certains pays satellites peux fréquentables. Ou encore, l’incroyable vente aux enchères de la citoyenneté économique. N’en demeure pas moins hallucinant la vente à grande échelle au marché noir des passeports comoriens à des bédouins soupçonnée de fréquentation avec le milieu terroriste international. C’est une situation mortifère.

Il n’est pas minimisable non plus , la braderie du parc foncier national à des étrangers sans avoir préalablement mener une enquête de moralité publique ou pour finir le faite ouvrir le pays à la mafia du golf afin de lui permettre de blanchir de l’argent sale à travers des sociétés écrans . Dans la longue liste des méfaits , on peut en rajouter le faite supposé que le pays a pu servir de plate forme pour le transite d’armes de guerre au profit des pays frappés d’embargos par la communauté internationale; permettre ainsi à des régimes voyous de contourner la loi moyennant des pots de vins, de l’argent des commissions et rétro- commissions occultes qui permet aujourd’hui aux grands seigneurs du régime de couler des jours heureux à l’abri des regards indiscrets sans être inquiétés. Ce qui a justifié le choix du dr IKILILOU par sambi. A travers le monde fleurissent les biens mal acquis qui s’accumulent aussi bien en Europe que dans le golf.

D’ailleurs, une enquête est en cours pour localiser et établir une liste exhaustive de tous ces biens amassée au détriment du peuple comorien. Le DR IKILILOU DHOININE et son colistier, semble marcher mordicus, sur les traces de leur GOUROU. Eh oui sambi a fait des émules. Ils continuent ainsi de bénéficier des mêmes services et avantages de toutes natures, en utilisant les réseaux et leur ramification.

Une véritable pieuvre tentaculaire dont l’expert MAMADOU excelle et fait valoir son savoir faire d’escroc international. C’est lui à ce titre, qui pilote le vaisseau maréchal, dans cette galaxie périlleuse. Le dr KILILOU, n’étant pas assez culotté pour la manœuvré. C’est dans ces circonstances malheureuse, que profitant d’un effet d’aubaine, Me MZIMBA fait irruption et se positionne.

Après tout il faut être deux pour danser le tango n’est ce pas ? Le couple MAMADOU /MZIMBA se met en place tout en douceur, dans la perspective des prochaines échéances électorales. Dans cette perspective chimérique, les deux partenaires tissent leur toile, telle une araignée géante. Ils se livrent à un véritable carnage économico-financier et se constituent une véritable oligarchie. Ça sent le souffre au sommet de l’état. Des réseaux de connivences directes et indirects, s’activent et perdurent. Une source qui n’est pas prête de se tarir bien au contraire, il se diversifie, par la mise en place des pompes dérivatives, que constituent les sociétés d’Etat aux mains des partisans.

 

 

Un système de détournement de fonds publics à travers ces mastodontes au fonctionnement très opaque :

 

HYDROCARBURES / DOUANES / SNPSF / MA-MWE/ONICOR/AEROPORT/PNAC/COMORES TELECOM/TRESOR ect …il est vrai que l’homme n’est pas réputé vertueux par nature. Au stade actuel, tout esprit sain à la prémonition qu’il y a danger imminent ; et que le pays va tout droit dans le mur. MAMADOU est un avatar politique, il est le produit d’un inceste politique car née d’une tragédie au centre duquel, entreillasse philosophie marxiste et culture féodalo-mércenariale qui par nature n’obéit à aucune loi ni foi et qui de surcroit, pour noyer son chagrin a trouvé refuge dans la bibine. Grand adepte des alcools durs et secs, extrêmement nocif et destructeur.

C’est un dirigeant donc sur la mauvaise pente qui flirte sans cesse avec le danger, mettant sa vie en péril. Comment cet homme qui témoigne de tant de mépris pour sa propre vie, peut croire que nous sommes prêts à lui confier la notre, aussi dévaluée qu’elle soit ? Doit on lui rappeler ses affaires de mœurs à l’hôtel AL AMAL, ou cette douloureuse affaire entre les mains d’interpole au KENYA, au sujet d’un passeport passée sous silence ou encore les affaires de délits d’initiés et de conflits d’intérêts, concernant le dossier du port de MORONI sur lequel COFIPRI /BOLORE se télescopent au nom de la raison d’Etat ? N’est pas en reste la question relevant du monopole de la vente d’alcool aux Comores; là encore, il fait parler de lui ect ect.

Quand à son colistier, un avocat véreux au train de vie sulfureux qui s’est tristement illustré dans le dossier VIVENDI, dont il a tiré son épingle du jeu, avec un joli magot à la clé, qui a servit à la construction de son château avec une vue imprenable dont il prend un malin plaisir à exhiber ostensiblement à la face du monde tel un trésor de guerre.

 

Cette association de malfaiteur, entre le marquis de la république et le troubadour, ne semble pas préoccuper le locataire de beit salam. Un président conspué et exécré, désormais devenue le symbole d’un laxisme sans égal. Débordé dans tout le domaine et dans tous les aspects d’un pouvoir qu’il n a jamais maîtrisé et dont il gouverne par procuration. Ses nombreuses intentassions non suivies d’effet sur la corruption, le naufrage judiciaire des nombreuses affaires initiées qui se sont enlisées et jamais aboutis sont la preuve si besoin est, de son impuissance. Le tapage médiatique à son début de mandat portant sur la mise en place d’une commission anti- corruption est mort née.

C’est fut une tarte à la crème, le paroxysme du cynisme. Un véritable oxymore. Et d’ailleurs qui a cru à cette fable de la fontaine de mauvais gout ? C’est mortifère le Mr président !! Une véritable aventure tragi-comique. Mes chers compatriotes, il nous faut rompre avec la théorie larmoyante, autant que les débats scolastiques à l’infini installé au bord de la quadrature du cercle. Car c’est très confiscatoire et cela porte préjudice à la démocratie et ne peut produire que de l’obscelance.

 

Un effet papillon : petite cause grand effet. Une situation dans laquelle nous sommes tous victimes. Etant devenue les dindons de la farce. Raison pour laquelle, nous devons œuvrer pour y mettre un terme, un système qui veut que chacun pédale pour lui-même. Pour cela nous avons besoin d’un vrai Etat, capable de veiller à l’intérêt général ; car il ne faut pas croire, que si l’intérêt privé n’est pas dit, il est aboli.

 

Se serai une pure illusion, le manque d’un avenir partagé ne permet pas la construction d’un socle collectif et donc l’engagement d’une démarche commune ; ce qui offre un espace considérable aux ego surdimensionnés. Alors qu’il nous faut une structure verticale afin d’y parvenir à cet objectif primordial. Nous devrons puiser dans notre histoire et dans nos valeurs seules sources d’inspiration intrinsèque de référence, des raisons d’espérer et de croire cette communauté de valeurs doit conduire inéluctablement à une communauté de destin et fatalement à une acartique, une résurrection.

 

QUI OSE LES IDÉES GAGNENT dit on : nous ne devons plus accepter de vivre dans une société qui se délite ou personne n’est capable de montrer un minimum de circonspection, si non, c’est une histoire de jeu de dupe, auquel nous nous livrons, pendant que le pays est maintenu en dormition. Nous serions tous complices dans la dimension émotionnelle, qui participe à la fabrication du mythe. Cette émotion, qui écrase la raison, qu’elle va mettre au pilori avec le concours malveillant des intellectuels génériques. VICTOR HUGO a dit : que tout homme coupable, est une éducation manquée, qu’il faut refaire ; et des hommes coupables dans notre pays il y a un contingent. ALORS METTONS NOUS A LA TACHE. Le siècle qui débute est dit on celui du continent noir alors soyons au rendez vous avec notre histoire sachons que le temps n’attend pas !

KAMAL ABDALLAH

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