Les prix du poulet et de la viande ont été fixés «d’un commun accord»

Un arrêté du vice-président chargé du ministère de l’Economie et du ministre des Finances et du budget fixe, depuis samedi, le kilogramme des «ailes 2 phalanges» à 900 francs, les «ailes 3 phalanges», les cuisses de poulet à 1000 francs et le kilogramme de la viande triming à 1650 francs. Cependant, un opérateur soutient que pour la pérennité de cette initiative il est nécessaire de revoir les taux d’intérêt dans les banques, la fréquentation des bateaux, le taux des frets, le coût de la manutention, autant de choses qui peuvent, en tenant compte de la loi du marché, rendre les prix intéressants.

Après deux jours de grande confusion autour des prix des «ailes 2 phalanges», «ailes 3 phalanges», de cuisses de poulet et de la viande trimming, les opérateurs économiques et le mouvement des entreprises comoriennes(Modec) ont rencontré la presse samedi, 23 juillet à l’hôtel Retaj, pour faire le point. Selon le vice-président du Modec, Hamidou Mhoma, un terrain d’attente a été trouvé entre le gouvernement et les opérateurs pour accompagner l’initiative de la lutte contre la flambée des prix. Par la suite, un arrêté a été signé par le vice-président chargé du ministère de l’Economie et le ministre des Finances et du budget, samedi dernier, portant fixation «provisoire» des prix de certaines denrées alimentaires et produits pétroliers sur le territoire national. En application du mémorandum adressé au vice-président chargé du ministère de l’économie par le Modec, il en résulte que le kilogramme des ailes 2 phalanges revient 800 francs au prix du grossiste, 850 francs au prix demi-grossiste et 900 francs au prix du détaillant.

                                                                             Plate-forme de dialogue

Pour les ailes 3 phalanges et les cuisses, le kilo est fixé à 900 francs au prix du grossiste, 950 francs au prix du demi-grossiste et 1000 francs au prix du détaillant. Quant à la viande trimming, le prix du grossiste est fixé à 1500 francs, 1550 francs au prix demi-grossiste et 1650 du prix au détail. Selon Hamidou Mhoma, les opérateurs économiques ont exigé une compensation afin de pouvoir supporter la baisse des prix. «Avant, nous avons exigé une compensation de 5,2 millions de francs, c’étaient nos premières prétentions qui équivalaient à la perte subie. Mais, après une entente, nous sommes arrivés à une compensation de 1,3 millions par container d’ailes. Le gouvernement va supporter 50 francs par kilogramme et faciliter le dédouanement en déduisant cette somme par container», a-t-il expliqué. Pour ce qui est de la viande, les opérateurs n’ont pas exigé de compensation. Cependant, le Modec et les opérateurs appellent tous les grossistes, les demi-grossistes et les détaillants à respecter ces prix. Selon toute vraisemblance, certains opérateurs avaient commencé à appliquer l’arrêté depuis vendredi. Il a été constaté, en effet, que ces deux derniers jours les ailes et la viande étaient rares, «ce qui signifie que les stocks ont été épuisés au niveau des détaillants».trimming-comores

Selon le patron de la société «Hassoili», Mohamed Abdallah Halifa, le gouvernement et les opérateurs ont décidé de mettre en place une plate-forme de dialogue entre les secteurs public et privé pour réfléchir en profondeur sur les facteurs qui «bloquent» et font que les prix flambent et, avec eux, le coût général de la vie. «Nous avons compris qu’en tant que pays importateur nous ne pourrons pas faire mieux que les pays producteurs. Nous avons décidé de travailler avec l’Etat pour espérer avoir des produits compétitifs raisonnables par rapport aux produits que nous proposons. Cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas offrir aux Comoriens qui le peuvent la possibilité d’accéder à des produits de qualité», a-t-il expliqué.

Dans sa lancée, Mohamed Abdallah Halifa soutient qu’il est urgent de revoir les taux d’intérêt dans les banques, la fréquentation des bateaux, le taux des frets, le coût de la manutention, autant de choses qui peuvent, en tenant compte de la loi du marché, rendre les prix intéressants.

Nazir Nazi/Alwatwan

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