Les prix homologués ne sont pas respectés

Les prix homologués par le commissaire aux finances et le délégué à l’économie ne sont pas respectée par les commerçants et les marchands de la capitale. L’absence des agents de police dans les marchés, mobilisés pour la plupart aux répétitions des parades pour la célébration de la fête nationale le 6 juillet prochain explique en partie la situaion.

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Les prix fixés par le commissaire aux finances et le délégué à l’économie ne sont pas respectés par les commerçants et les marchands de la capitale, c’est ce qui ressort de notre tournée dans la ville de Moroni. Depuis le premier jour du mois de ramadan on assiste à une hausse des prix des produits de première nécessité.
Interrogé, le directeur régional du commerce intérieur au commissariat aux finances rassure que « tous les dispositions sont déjà pris et tous seraient en ordre à partir d’aujourd’hui. »
Pour Ahamed Amadi Selemane, directeur régional du commerce intérieur, le problème de cette anarchie dans la fixation des prix s’explique par l’absence des agents de police dans les marchés, mobilisés pour la plupart aux répétitions des parades pour la célébration de la fête nationale le 6 juillet prochain. Malgré la mobilisation des effectifs « tout » est mis en œuvre et la police sera déployée dans les marchés dès aujourd’hui pour veiller au respect strict des prix établis par les autorités durant la période allant du premier jour du ramadan jusqu’à la fin. »

Le directeur régional a expliqué qu’en cas de non respect des prix homologués, les mesures peuvent aller jusqu’à l’expulsion d’un marchand au marché. Il a souligné en outre que ce désordre est la conséquence de l’absence des textes d’application de la loi du 23 décembre relative à la concurrence en Union des Comores et promulgué le 17 janvier 2014 par le président de la république.
Il pense qu’une loi ou un arrêté définissant les prix des produits de première nécessité devrait être mis en place pour mettre de l’ordre dans le secteur et empêcher les commerçants de vendre leur produit à la tête du client.
Ahamed Amadi Selemane demande aux parlementaires qu’un budget spécial mois de ramadan soit accordé durant ce mois sacré de jeûne pour permettre aux agents de sécurité de bien veiller au respect des dispositions prises durant ce mois. Selon lui, les moyens de déplacement notamment le carburant empêche les tournées de surveillance des agents de la police nationale.
Ali Abdou/ Alwatwan

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