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Les salariés de Com’Air réclament leurs salaires d’avril et mai

Une enveloppe exceptionnelle accordée par le gouvernement depuis la fermeture des frontières et destinée à payer les agents de Com’Air Assistance, s’est miraculeusement envolée. À bout de souffle après deux mois de disette, les agents de cette société d’État en appellent au gouvernement pour demander des comptes à la direction, restée muette pour l’instant.

Comme tout les personnels des entités opérant dans le secteur aérien, une majeure partie du personnel de Com’Air a été envoyée au chômage technique en raison de la fermeture des frontières aériennes, dictée par la crise sanitaire de la Covid-19. Et pour accompagner ces sociétés (Anacm, ADC, et Com’Air), le président de la République a du annoncer une enveloppe exceptionnelle pour les accompagner afin de leur permettre de faire face à la situation, notamment vis-à-vis de la rémunération de leurs employés.

Mais cette bonne volonté tombe sur des mauvaises mains puisqu’à Com’Air, l’enveloppe a disparu. Les agents et certains cadres indignés sont catégoriques: c’est la direction générale qui s’est emparée pour elle seule de cette enveloppe, laissant pour compte les autres. Nous ne connaissons pas encore le montant exact. En revanche, nous savons que le ministère des finances aurait débloqué environ cent millions de nos francs pour les trois établissements publics.

Épuisé de faire le pied de grue, le personnel lève le ton et réclame leur droit. « Le gouvernement a mis en place une enveloppe exceptionnelle pour qu’on soit payés pendant la période de cette crise. Chez nous, l’argent a été débloqué mais on n’en a jamais vu la couleur. C’est vraiment incompréhensible. Nous demandons des explications », nous confie un cadre de cette société chargée de l’assistance au sol des avions. « Nous n’avons toujours pas reçu notre salaire et pourtant nous savons pertinemment que l’argent a été débloqué », poursuit-il, remonté.

Dans un entretien accordé à Radio Ngazidja, le porte-parole du personnel de Com’Air Assistance avait accusé 17 cadres d’avoir encaissé cette somme à la Bic, au grand dam du personnel. « Arrivé à ce stade, nous demandons de l’aide au gouvernement face à cette situation », dit-il, se demandant si le gouvernement aura la flamme de fermer les yeux sachant que ceux qui travaillent aux frontières en ces temps-ci, le font à leur risque et péril.

Andjouza Abouheir / LGDC

La Rédaction

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